Alors qu'une partie des médias, notamment le groupe Centre France, annonçait la suppression de 152 postes à L'Yonne Républicaine dès 2027, la crise s'intensifie également pour les chauffeurs de taxi. Ce mardi 14 avril, un rassemblement général a eu lieu pour discuter d'un potentiel mouvement social, avec la présence d'Emmanuel Gougeon, délégué syndical de la publication, sur ICI Auxerre.
Le mercredi suivant, le 15 avril 2026, une émission spéciale d'ICI Auxerre a été consacrée à la crise des carburants. Les tensions persistantes au Moyen-Orient et la hausse des prix à la pompe affectent de nombreuses professions, y compris celle des taxi icaunais. La présidente du centre de formation des taxis indépendants de l'Yonne, Virginie Auvinet, a été interviewée pour exposer la situation de son secteur.
Au cœur de la crise des carburants : un surcoût insupportable
Virginie Auvinet a partagé que la hausse des carburants représente un ajout d'environ 50 euros par plein pour chaque véhicule, ce qui s'avère être un fardeau financier pour de nombreux chauffeurs de taxi. "Cela dure depuis trop longtemps et complique notre activité de transport routier", a-t-elle déclaré. Les chauffeurs font souvent le plein chaque jour, accumulant ainsi des coûts supplémentaires qui peuvent atteindre les 1500 euros par mois.
Adopter des solutions : vers l'électrique
Selon Auvinet, le passage à des véhicules électriques est en train de devenir une solution pour certains. Ce choix, qu'elle a fait il y a quelques années, permet de réduire considérablement les coûts d'exploitation, bien que des contraintes d'autonomie subsistent. "Pour certains collègues, cela a été une option viable, avec des économies pouvant aller jusqu'à trois fois moins par rapport à un véhicule thermique", a-t-elle expliqué.
Malgré ces solutions alternatives, la plupart des chauffeurs de taxi, au nombre de 350 dans l'Yonne, n'ont pas la possibilité d'augmenter leurs tarifs en raison de la réglementation préfectorale, surtout lorsqu'ils opèrent majoritairement dans le domaine du transport médicalisé, dont les tarifs ont été gelés. "Nous devrions entamer des négociations avec les instances locales de la sécurité sociale pour envisager un ajustement des tarifs", a-t-elle précisé.
Un secteur en péril
Les retours des collègues de Auvinet sont inquiétants. "Je connais des chauffeurs qui, après 17 ans de service, ont décidé de vendre l'année dernière, ne voyant plus l'avenir serein dans notre profession", a-t-elle révélé. Cette crise du carburant exacerbe des difficultés déjà présentes pour le secteur. Les entreprises avec de grandes flottes ont particulièrement du mal à faire face à la hausse des coûts.
Alors que la pression monte, les chauffeurs de taxi appellent à des actions concrètes pour garantir leur survie. Les discussions avec les autorités sont désormais une nécessité pour éviter une catastrophe économique dans ce secteur essentiel.







