L'Institut de Chiens d'Assistance pour Handicapés (ICAH), fondé en 1985, lance un cri d'alarme. Avec une spécialisation dans l'éducation de chiens guides pour personnes malvoyantes, l'association se trouve aujourd'hui confrontée à un défi majeur : le manque de bénévoles et d'adhérents compromet son existence même. Si la situation ne s'améliore pas, l'ICAH pourrait être contrainte de fermer ses portes.
Jean-Bernard Bourgoin, président de l'ICAH, souligne une réalité préoccupante : le coût de la formation de chaque chien s'élève à 25 000 euros. Il déclare sans ambages : "Sans soutien, il nous sera impossible de dresser de nouveaux chiens."
Un appel à l'aide
Ce constat alarmant est partagé par Gérard, un membre de l'association, qui déplore la baisse du nombre d'adhérents, notamment suite à des décès et au non-renouvellement des adhésions. "Il y a moins d'activités organisées. Auparavant, nous participions à des événements comme la foire de printemps, des actions de récolte de fonds, mais faute de jeunes motivés parmi nos membres, cela a chuté," explique-t-il, en rappelant que les besoins des malvoyants demeurent pourtant constants.
Réveillons les consciences
Jean-Bernard Bourgoin propose plusieurs solutions pour revitaliser l'association. "Nous pourrions envisager des partenariats avec des grandes surfaces pour sensibiliser le public aux bénéfices des chiens guides," indique-t-il. Il appelle également à la création d'une présence sur les réseaux sociaux, ce qui nécessite toutefois l'engagement d'un bénévole capable de gérer cette communication.
Si vous souhaitez donner un coup de main, n'hésitez pas à contacter l'ICAH au 03 86 51 07 12 ou par mail à contact@icah.fr.
Pour approfondir la réflexion sur la situation de l'ICAH, d'autres organismes comme la Fédération Française des Associations de Chiens Guides d'Aveugles (FFAC) rappellent l'importance cruciale de ces animaux pour l'autonomie des personnes malvoyantes dans la société. "Chaque chien qui ne peut être formé représente une personne qui reste dépendante, nous ne pouvons pas laisser cette situation perdurer," conclut un représentant de la FFAC.







