Frédéric Souillot, actuellement secrétaire général de Force ouvrière (FO) et candidat à sa propre succession, a pris la parole jeudi pour répondre aux allégations de connivence avec le Rassemblement national (RN) et aux critiques sur l'inaction en matière de violences sexistes. Sa déclaration a eu lieu lors du congrès de FO tenu à Dijon.
Le leader syndical, dont la réélection semble acquise en l'absence de concurrent, s'est adressé aux 243 délégués présents pendant une heure, afin de clarifier sa position sur les sujets controversés. Plusieurs membres ont émis des réserves concernant ses apparitions dans les médias et ses actions aux côtés de représentants du RN sur le terrain.
"Fallait-il abandonner les salariés et refuser d'être présent ?" a interrogé Souillot, préfigurant sa défense. Avec conviction, il déclarait : "Nous sommes tous ici antifascistes et nos valeurs sont claires : nous nous opposons à toutes formes de discrimination, qu'elles soient raciales ou religieuses." Cette déclaration a été accueillie par des applaudissements fournis de près de 4 000 délégués.
Sur le sujet délicat des violences sexuelles, Souillot a évoqué les récents scandales qui ont frappé différentes fédérations syndicales, notamment dans le Finistère. "Ces comportements sont complètement inacceptables", a-t-il souligné, reconnaissant l'importance d'écouter les préoccupations tant des hommes que des femmes au sein de FO.
En ce qui concerne les revendications sociales de FO, notamment l'importance de maintenir la journée du 1er mai, Souillot a assuré qu'il n'y avait aucune ambivalence et qu'il était crucial d'aller de l'avant. "Pas de projet de loi sur le 1er mai, défendons le 1er mai!", a-t-il proclamé, suscitant un vif soutien dans la salle.
Le dirigeant a également exprimé son désaccord avec la proposition de loi du Premier ministre qui permettrait aux employés de certains commerces de travailler le 1er mai. Souillot a confirmé sa présence lors du cortège parisien pour cette manifestation.
Ce jeudi, les délégués de FO se sont réunis pour voter le rapport d'activités ainsi que le budget de la mandature qui se clôt, et se projettent déjà sur la feuille de route à suivre pour remédier à la baisse d'influence de leur centrale.







