Lors de sa première rencontre avec les agriculteurs du département, Violaine Demaret, récemment nommée préfète de Côte-d’Or et de Bourgogne-Franche-Comté, a échangé ce jeudi 7 mai avec les représentants de la Chambre d’agriculture, sur le site de l’entreprise AGRO DFG spécialisée dans le maraîchage. Cet événement a permis de soulever plusieurs préoccupations et attentes des professionnels du secteur.
Les agriculteurs ont évoqué des problématiques cruciales, telles que l’augmentation des coûts du gazole non routier, exacerbée par le contexte international. L'un d'eux a déclaré : "On va doubler les charges au niveau du GNR, et en plus, nous faisons face à des récoltes potentiellement compromises à cause des conditions climatiques". Ils ont aussi abordé des questions relatives à la gestion de l’eau, aux énergies renouvelables, et aux enjeux de la tuberculose bovine.
Ce moment d’échanges visait également à identifier des solutions aux enjeux prioritaires des agriculteurs. Violaine Demaret a souligné l’importance de la gestion durable de l’eau : "Ils nous nourrissent, mais eux aussi, il faut qu’ils puissent vivre, et bien vivre. Cela nécessite de travailler sur des projets pour retenir l’eau lorsque les pluies se produisent".
Il est à noter que malgré les défis passés entre la préfecture et les agriculteurs, Jacques Deloisy, président de la Chambre d’agriculture, a exprimé son désir de maintenir un dialogue constructif : "Il faudra continuer à dialoguer. Certaines normes sont nécessaires pour la protection de l’agriculture, mais nous devons aussi explorer des possibilités de simplification". Il est à espérer que ces discussions porteront leurs fruits lors de prochains rendez-vous.
d’autres rendez-vous à venir
Bien que plusieurs thématiques aient été abordées durant ce premier échange, la simplification des normes, si chère aux agriculteurs, n’a pas été discutée. Jacques Deloisy a précisé : "Il est crucial de trouver un équilibre. Nous avons besoin de quelques garde-fous, mais un assouplissement des processus serait bénéfique pour tous".
Violaine Demaret s'est engagée à continuer à œuvrer pour simplifier certaines mesures, affirmant : "Les normes structurent notre économie, mais nous ne devons pas négliger l'importance d'une agrégation réelle des besoins des agriculteurs". Elle a également assuré qu'elle souhaitait agir rapidement. D'autres réunions avec les professionnels de la filière sont d’ores et déjà prévues dans les semaines à venir.







