La vague de chaleur qui touche le Nord Franche-Comté persiste. Le 26 mai 2026, les températures ont atteint 31 degrés à l’ombre, bien au-delà des normales saisonnières. Sur les chantiers de Belfort, les travailleurs doivent composer avec cette chaleur étouffante, malgré l'absence de mesures officielles de décalage des horaires de travail, Météo France n'ayant pas déclenché d'alerte canicule.
Les ouvriers, comme ceux qui travaillent sur le nouveau musée d'arts de Belfort, adaptent leurs stratégies pour rester opérationnels.
"On s'hydrate, pas trop le choix"
Anthony, un ouvrier sur le chantier, exprime sa réalité : "C'est un vrai sauna ! Il n'y a pas de climatisation. On doit vraiment faire avec les moyens du bord". Il prend des pauses à l'ombre quand cela est possible, mais sait qu'il doit s'hydrater constamment : "On mouille le casque, c'est essentiel". À quelques mètres, Jérémy choisit de dîner à l'extérieur, là où il fait plus frais, illustrant ainsi la quête de bien-être au travail lors de fortes chaleurs.
Les employeurs s'adaptent aussi
Les entreprises doivent veiller à la sécurité de leurs employés. Ainsi, sur le chantier de la rue de Mulhouse, un point d'eau a été installé. Yilmaz Ucmak, patron de MatLoc, souligne l'importance d'anticiper les besoins : "On prépare un pack d'eau à l'ombre, parfois on amène aussi un arrosoir". Il s’assure également que chaque travailleur prenne un repas le midi, craignant que ceux qui négligent l'alimentation tombent dans les pommes sous la chaleur. "Je paye même un restaurant si besoin," ajoute-t-il, conscient des frais supplémentaires que cela engendre.
Cette situation met en lumière les défis auxquels font face les ouvriers et leurs employeurs en période de canicule. Des experts en santé au travail rappellent l'importance de l'hydratation et des pauses régulières en cas de forte chaleur, renforçant la nécessité de mettre en place des mesures de prévention adaptées. Selon eux, la santé des travailleurs ne devrait jamais passer au second plan.







