Les militants communistes ont pris un "choix clair" : présenter un candidat à la présidentielle de 2027. Fabien Roussel, leader du Parti communiste français (PCF), a fait savoir ce mardi 9 juin qu'il n'écartait pas une seconde candidature à l'Élysée, déclarant au Parisien que les membres du parti soutiennent cette démarche autonome.
"J'ai de l'appétit pour ces combats"
Le maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) défend cette éventuelle candidature, arguant que soutenir "un candidat comme Jean-Luc Mélenchon" éclipserait la voix du PCF. Roussel déclare : "Il n’y a pas une seule gauche représentée par Jean-Luc Mélenchon. Ce serait mortifère. Nous sommes différents de LFI", ajoutant qu'il souhaite dialoguer avec les électeurs du Rassemblement national.
"Pour mener cette bataille idéologique, le Parti communiste a toute légitimité à présenter un candidat. Ce que je peux vous dire, c’est que j’ai de l’appétit pour mener ces combats", affirme-t-il.
"Au second tour, on doit aussi savoir se rassembler"
Concernant la dynamique unitaire à gauche, Roussel rejette l'idée de primaires, la jugeant "mort-née" et peu inspirante. "Une alliance insincère, ça ne crée pas de dynamique", insiste-t-il. Toutefois, il reste ouvert à des discussions avec les autres forces de gauche, tout en se forgeant un chemin clairement distinct.
En revanche, son avis est loin d'être partagé au sein du PCF. Stéphane Peu, chef des députés communistes, a déclaré sur LCP qu'une candidature pour l'élection présidentielle n'est pas nécessaire pour assurer l'avenir du parti à l'Assemblée nationale.
"Si le Parti communiste ne veut pas s'effacer, il doit privilégier le développement d'un groupe solide à l'Assemblée", a-t-il conclu.







