La porte-parole a exprimé, ce 10 juin, son soutien à Gérald Darmanin, soulignant que sa démission "ne changerait pas les erreurs" qui ont entouré l'affaire de Lyhanna. "Qu'est-ce qui changerait concrètement si Gérald Darmanin décrochait?", a-t-elle interrogé lors d'une intervention sur Public Sénat, en réponse aux appels répétés de LFI [La France insoumise] pour sa démission.
Elle a aussi évoqué le courage de Darmanin en présentant des excuses au nom d'une institution dont il n'a pas le pouvoir d'influencer les décisions individuelles. "C'est un acte rare qui mérite d'être salué", a-t-elle déclaré, accentuant que ces excuses ne sont pas fréquentes dans le milieu politique.
Un appel à la réflexion gouvernementale
Maud Bregeon a insistant sur l'importance de tirer des leçons de cette tragédie, affirmant que la responsabilité du gouvernement passe par l'adoption de mesures qui permettraient d'améliorer le système judiciaire. Elle a mentionné que les résultats des enquêtes administratives sur l'affaire devraient être transmis le 19 juin, un moment clé pour ce gouvernement qui se veut réactif aux attentes des citoyens.
Elle a évoqué également la possibilité de propositions législatives pour traiter de manière globale les violences sexistes et sexuelles, tout en mettant en garde contre l'illusoire espoir que la simple adoption d'une loi pourrait résoudre l'ensemble des problèmes touchant à la protection de l'enfance.
Dans cette tonalité, elle a annoncé que le gouvernement prévoit d'augmenter le budget de la justice en 2027. Les impacts de cette décision sont cependant encore à définir, et il reste à voir comment cela se traduira dans les faits.
Au milieu d'une controverse forte, certains experts et observateurs politiques, comme Jean-Louis Viount, avocat spécialisé, rappellent que la clé pour éviter de telles tragédies réside dans la révision et le renforcement du système judiciaire lui-même. "Ce besoin de réformes est crucial, une prise de conscience collective est nécessaire", a-t-il ajouté.







