Des collectifs de défense de l'environnement ont récemment exprimé leur inquiétude concernant plusieurs projets d'artificialisation de terres agricoles dans le Grand Besançon. Des affiches dénonçant ces initiatives ont été installées sur différents sites, notamment à Saône et à Marchaux.
Des mouvements tels que les Soulèvements de la Terre, France Nature Environnement et Extinction Rebellion se sont unis pour interpeller les candidats aux élections municipales de 2026 sur ce sujet crucial. Ils soulignent que plus de 100 hectares de terres agricoles de qualité sont menacés par ces projets.
« 37 hectares à Marchaux, 20 hectares à Marnay, 12,5 hectares à Saône, et 24 hectares aux Vaites sont des chiffres alarmants », a déclaré un représentant des Soulèvements de la Terre, soulignant l'impact de ces transformations. En réponse à la mise en place de pancartes, certaines ont été dégradées ou retirées, accentuant les tensions autour de ce sujet.
Une diversité de projets en suspens
Les projets concernent divers types de constructions, incluant plus de 260 logements à Saône et des zones d'activité économique à Marchaux. Les associations dénoncent tous ces projets comme étant des facteurs contribuant à la « bétonnisation des terres agricoles ».
Christine, membre des Soulèvements de la Terre, appelle à une suspension immédiate de ces initiatives : « Nous devons travailler avec les universitaires et les chercheurs afin de trouver des solutions durables. Les politiques actuelles semblent motivées par des intérêts économiques dépassés. »
Jean-Paul Michaud, vice-président de Grand Besançon Métropole, défend ces projets qu'il juge « indispensables » pour générer des emplois. Il met en avant la saturation des espaces industriels existants, rendant difficile l'attraction de nouvelles entreprises.
Un débat complexe sur l'avenir du territoire
Les membres des associations, comme Patrick Bourque de France Nature Environnement (Doubs), plaident pour l'utilisation des bâtiments existants plutôt que pour l'artificialisation des espaces verts. Toutefois, Michaud rétorque que ces infrastructures appartiennent majoritairement au secteur privé et qu'il n'existe presque pas de friches industrielles disponibles dans la région.
Il ajoute : « Trouver un équilibre entre le développement économique et la préservation des espaces naturels est une tâche ardue. Nous travaillons pour atteindre cet équilibre, mais cela nécessite du temps et des ressources. »







