Ce samedi 30 mai, la ville de Quetigny, proche de Dijon, a vibré aux sons des échecs grâce à la venue de Fabien Libiszewski, grand maître international. Organisé par l'Académie d'échecs Philidor, cet événement a vu le champion défier 20 joueurs lors d'une partie simultanée.
Dans la galerie marchande, l'atmosphère était électrique. Fabien, en véritable maestro, dirigeait les pions de ses adversaires tour à tour. Après plus de cinq heures de compétition, il a triomphé de chacun des participants, leur offrant une expérience unique.
Au cœur de ce tournoi, Brigitte, une retraitée qui a fait le déplacement, confie : "Je suis novice en échecs, mais je suis ici pour encourager mes amis plus expérimentés." Un bel esprit de camaraderie régnait alors, soulignant le bonheur d'être réunis autour d'une même passion.
Plus que gagner, apprendre
De jeunes joueurs comme Tristan, âgé de neuf ans, étaient également présents. "Je sais que je vais perdre, mais je veux apprendre," affirmait-il avec enthousiasme. Sa mère, Fabienne, partagée entre fierté et admiration, ajoutait : "C'est une compétition d'un niveau exceptionnel. C'est incroyable de voir un grand maître en action."
Pour le club Philidor, organiser un tel événement représente un investissement important, environ 1.000 euros, en grande partie soutenu par des dons. Yann Lozac’Hmeur, le fondateur du club, précise : "C'est une récompense pour nos membres. Voir Fabien jouer, c'est un rêve pour eux." Une telle opportunité ne se présente pas souvent, tant les rencontres avec des professionnels sont rares, même pour des joueurs aguerris.
Un nouveau public
Ce tournoi est aussi une chance d'attirer un public plus large vers les échecs, un jeu parfois perçu comme élitiste. Fabien Libiszewski souligne : "Depuis quelques années, avec la pandémie et le monde du streaming, le jeu attire un jeune public. Cela devient plus accessible, même en ligne." Les échecs se positionnent alors comme un lieu de rencontre intergénérationnelle, où les joueurs de tous âges partagent leur passion. Toutefois, Fabien note une disparité de genre :"Les femmes ne constituent que 20% des licenciés." Cette observation souligne encore le besoin de promouvoir le jeu auprès de toutes les couches de la population.







