Depuis le mardi 19 mai, un ruisseau entre Morteau et les Fins est sous le coup d'une pollution inquiétante, caractérisée par une forte odeur d'hydrocarbures émanant d'une bouche d'eaux pluviales. L'association locale de protection du marais appelle les autorités à intensifier les recherches.
En parallèle, les travaux sur la RN57, qui ont débuté le 13 avril, paralysent la circulation entre Les Hôpitaux-Vieux et Cluse et Mijoux. Ces travaux, qui devraient se poursuivre jusqu'au 24 juillet, obligent de nombreux automobilistes à prendre des déviations, impactant sérieusement la tranquillité des villages traversés.
À Labergement-Sainte-Marie, la situation s'est considérablement aggravée. Le maire, Ludovic Miroudot, a rapporté une augmentation vertigineuse du trafic, passant de 500 à près de 6 000 véhicules par jour, multipliant ainsi par 12 l'afflux de voitures. Cette explosion du trafic a dégradé l'état des routes, notamment les ralentisseurs qui s'enfoncent sous le poids des camions. Miroudot souligne l'urgence de réaliser des travaux de réfection, dont le coût pourrait dépasser un million d'euros, mais l'État doit prendre en charge ces dépenses.
Une circulation infernale
En attendant la fin des travaux, la patience est de mise, surtout au carrefour stratégique du "coude". Un changement des priorités de circulation a été instauré pour tenter de fluidifier le trafic, mais cela reste insuffisant.
Damien, le propriétaire d'un garage local, témoigne : "L'accès au garage devient un véritable cauchemar durant les heures de pointe, c'est catastrophique." Les riverains, bien que protégés par des fenêtres à double vitrage, subissent le bruit et la poussière des routes encombrées. Une retraitée se plaint : "C'est devenu infernal ici, on ne peut même plus sortir tranquillement."
Niveau sécurité, c'est une catastrophe
Avec l'augmentation du trafic, certains automobilistes prennent des raccourcis par des routes étroites, suscitant l'inquiétude des habitants. Jennifer, une mère de famille, interdit à ses enfants de traverser la route. "Ils roulent à 80 km/h, ce n'est pas acceptable dans un village où il y a des enfants. C'est une vraie menace" déclare-t-elle. Le maire de Saint-Antoine, Joël Vionnet, partage cette crainte, rappelant que lors d'une précédente déviation, son fils a été frôlé par une voiture.
Pour tenter de limiter la vitesse, un radar mobile a été installé, mais il a récemment été vandalisé. La situation reste préoccupante, et les autorités doivent agir rapidement pour répondre aux besoins de sécurité et de tranquillité des habitants.







