Alors que les recherches à Rouvray se terminaient sans résultats probants, Didier Seban a exprimé sa frustration face à ce nouvel échec. La dernière opération de fouilles dans le cimetière associé à Émile Louis, un tueur en série tristement célèbre, n'a conduit à la découverte d'aucune trace des cinq des sept disparues de l'Yonne.
Les gendarmes de l'Yonne ont mobilisé d'importants moyens techniques pour ces fouilles, une action qui s'inscrit dans une série de recherches déjà entreprises dans cette zone près du Serein, où Louis avait l'habitude de pêcher. Bien que la déception soit palpable, Seban insiste sur le fait que les enquêteurs avaient mis toute leur âme dans cette quête de vérité.
Au micro d'ICI Auxerre, il a déclaré : "C'est d'abord une grande déception. Je sais que les enquêteurs voulaient vraiment donner des réponses aux familles. Mais je ressens aussi une colère, car si nous avions agi de manière proactive à l'époque de la disparition, nous aurions pu peut-être retrouver ces corps.” Son indignation s'adresse notamment à la lenteur des enquêtes passées, soulignant qu'une action rapide aurait pu changer la donne.
En outre, Seban a révélé que des éléments entourant la disparition de Marie-Jeanne Ambroisine-Coussin demeurent flous. "Nous demandons que toutes les pistes soient explorées. Il est essentiel de découvrir quand et comment Mme Coussin a croisé Émile Louis," a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité d'interroger les institutions et d'analyser les archives pour obtenir des réponses.
Malgré les échecs répétés, Seban garde espoir. "Je pense qu'il est encore possible de retrouver des éléments laissés par ces disparues. Des témoignages de chasseurs et d'autres passants dans les bois pourraient apporter des éclaircissements," a-t-il affirmé. Les familles, ébranlées mais déterminées, continuent de se battre pour établir la vérité sur cette période sombre de l'Yonne. En effet, Pierre Monnoir, un proche, témoigne également de la résilience des familles face à l'inertie judiciaire.







