Ce lundi 15 juin est un jour décisif pour les 8.000 élèves de terminale de l'académie de Besançon. Ils se plongent dans l'épreuve de philosophie du baccalauréat, une étape redoutée et attendue. Inès, élève au lycée Jules Haag de Besançon, ne cache pas son angoisse : "On est tous dans le déni, franchement, j’ai révisé une notion".
Pour Inès, la réalité du bac s'annonce difficile. "C’est hyper stressant. C’est l’examen le plus important depuis le brevet", confie-t-elle, tout en reconnaissant que la philosophie n’est pas son point fort. "Pour le bac blanc, j’avais révisé des notions par cœur, mais il n’y a pas de manière de réviser. Avec la philo, il faut réfléchir aussi, c’est ça qui est compliqué."
Un choix entre trois sujets
Les candidats, comme Inès, doivent choisir parmi trois sujets : une explication de texte et deux dissertations sur l'un des 17 thèmes étudiés durant l'année, allant de l'art à la justice en passant par la liberté. Florian Gulli, professeur de philosophie au lycée Louis Pasteur, déplore un programme trop chargé. "C’est tellement différent que sur mon cours du langage, il y a des aspects dont je n’ai pas le temps de traiter." Il plaide pour une réduction du contenu du programme pour permettre une meilleure assimilation.
L’orthographe, nouvelle exigence
Pour le bac 2026, une tension supplémentaire s'ajoute : l'orthographe. Le ministre de l’Éducation nationale a décrété que des copies comportant trop de fautes ne pourront pas obtenir la moyenne. Cette mesure suscite des débats. Nathalie Faivre, secrétaire académique du SNES-FSU à Besançon, souligne les manques : "C’est une bonne chose de se soucier du langage, mais il est regrettable d’imposer cela à quelques semaines de l'examen sans prévoir des moyens à long terme pour y parvenir." Chaque commission de correction devra ainsi déterminer le niveau d'application de cette exigence, ce qui pourrait accroître les disparités entre candidats.







