Alors que les élèves de terminale s'attaquent à l'épreuve de philosophie ce lundi 15 juin, de nombreuses interrogations émergent concernant l'importance réelle du baccalauréat dans leur parcours éducatif. À Dijon, des lycéens, ainsi qu'un enseignant du lycée Charles de Gaulle, partagent leurs réflexions sur un système de plus en plus tourné vers la plateforme Parcoursup.
Les épreuves anticipées du baccalauréat ont démarré pour 500 000 élèves de première, avec l'écrit de français et des mathématiques, marquant le début du bac 2026. Toutefois, l'angoisse des examens semble atténuée pour certains, qui se sentent d'ores et déjà assurés quant à leur orientation. En effet, Louise, 17 ans, affirmant avoir son avenir en main avec une admission à Science-Po Lille, déclare : "Je pense que c'est une question d'égo. On veut le bac pour la mention, mais on sait qu'on l'aura." Son raisonnement souligne comment les échelons qui mènent à l'enseignement supérieur se sont modifiés.
Le professeur d'histoire-géo, Maxime Lacroix, coïncide en affirmant que la date clé de la réussite n'est plus le mois de juin mais plutôt celle des résultats sur Parcoursup en mai. "Le bac n'est plus la priorité, les jeunes s'attachent davantage aux choix de filières."
Ce constat résonne dans le parcours de Chloé, une autre élève de terminale, qui admet que "les résultats du bac de français sont plus déterminants pour Parcoursup." Pourtant, les experts comme M. Lacroix mettent en garde : le chemin après le bac n'est pas sans obstacles. "Avec plus de 90% de réussite au bac, les études post-bac affichent un taux de réussite qui chute à 40%. Il est crucial de s'assurer que les étudiants s'engagent dans des filières qui leur conviennent vraiment."
À l'heure où le taux de réussite au bac en Côte-d'Or se chiffre à plus de 91%, la question demeure : le baccalauréat a-t-il encore une vraie valeur aux yeux des étudiants ? Au-delà des résultats, c'est la construction d'une identité académique qu'il faudra redéfinir face à un avenir scolaire en évolution.







