Les usagers des Intercités entre Paris et Clermont-Ferrand ont de nouveau souffert de retards considérables ce lundi matin, débutant avec le train de 6h57. Une panne de locomotive, âgée de 40 ans, a provoqué un retard de plus de huit heures sur ce trajet.
Situé près de Gien, le train a été immobilisé entre Montargis et Briare, nécessitant l'envoi d'une locomotive de secours après des tentatives de dépannage infructueuses. Le train, qui devait initialement arriver à 10h30, est attendu à destination aux alentours de 18h.
"Après avoir mobilisé une équipe d’experts à distance pour tenter de réparer la locomotive, il a été décidé de procéder à son remplacement", a communiqué SNCF Voyageurs. Les passagers ont reçu des bouteilles d’eau durant l'attente, et des équipes de la protection civile ont été appelées pour assurer leur prise en charge.
Compensations exceptionnelles offertes
L'opérateur ferroviaire présente ses excuses pour ces désagréments et informe que les voyageurs concernés pourront bénéficier de compensations allant jusqu'à 200 % du prix de leur billet.
Ces retards ne se limitent pas à ce seul train, affectant tous les Intercités reliant Clermont-Ferrand à Paris jusqu'à la fin de la journée. Le train de 9h a notamment dû modifier son itinéraire, entraînant d'autres retards.
Stéphanie Picard, porte-parole d'une association d'usagers de la ligne, s'inquiète : "Les locomotives tombent régulièrement en panne dans la même région, près de Nogent-sur-Vernisson, un secteur connu pour ses problèmes techniques. Pourquoi doit-on attendre si longtemps pour envoyer une locomotive de secours alors qu'elle est disponible à proximité ?" a-t-elle déclaré à France3.
Malgré ces incidents, les usagers espèrent une amélioration avec l'arrivée des nouveaux trains Oxygène, fabriqués par l'espagnol CAF, prévue pour 2027. Cette ligne, entièrement financée par l'État, a souffert de la vétusté de son matériel roulant et d'une infrastructure fragile.
Pour remédier à ces problèmes récurrents, l'État a investi 700 millions d'euros pour l'achat de 28 nouvelles rames. Entre 2018 et 2027, 1,3 milliard d’euros seront consacrés à la modernisation du réseau, dont 185 millions en 2026 spécifiquement pour la régénération des infrastructures. "L'effort de modernisation continuera au-delà de 2027", promettent les autorités.







