Après plusieurs mois d'enquête, la situation du père Yves Grosjean, curé de Sombernon, en Côte-d'Or, soulève de vives controverses. Accusé d'agressions sexuelles sur des mineurs, il a été placé en détention provisoire depuis mai dernier. Ses avocats, Maître Pierre-Henry Billard et Maître Nicolas Bensa, se sont récemment exprimés sur cette affaire délicate.
Lors d'une conférence de presse, ils ont affirmé : "On ne pourra pas maintenir durablement le père Grosjean en détention pour satisfaire les parties civiles". Selon eux, la prolongation de sa détention soulève des questions éthiques et juridiques. ICI Bourgogne rapporte les propos de ces avocats qui plaident pour une distinction claire entre sanction et la détention, rappelant que la justice ne doit pas se baser sur la pression médiatique ou l'opinion publique.
Le père Grosjean a été mis en examen pour des faits graves impliquant des mineurs de moins de 15 ans. Malgré la demande de remise en liberté, la cour d'appel de Dijon a rejeté cette requête le 11 février. L'archevêque de Dijon a également défendu sa position, indiquant qu'il a pris des mesures restrictives après les accusations.
Des experts en droit pénal ont souligné l'importance d'un procès équitable, en insistant sur le fait que la détention provisoire ne doit pas être utilisée comme une forme de punition préventive. France Info note que cette affaire soulève des préoccupations sur la gestion de tels cas au sein de l'Église et l'application des lois sur la protection des mineurs.







