Nouveaux espaces conviviaux, démarches simplifiées, et un meilleur accompagnement : la Maison départementale de l'autonomie et des aidants (MDAA) a ouvert ses portes à Saint-Denis le 13 janvier. Située près de la station de métro Front Populaire, cette structure moderne de 500 m² s'apprête à accueillir près de 300 usagers chaque jour.
Dans cette « maison » rénovée, les services de l’ancien centre d'accueil des personnes handicapées de Bobigny sont désormais réunis avec ceux de la direction de l'autonomie. Nawel, mère d’un enfant en situation de handicap, a déjà pu constater la différence. « L'espace est beaucoup plus agréable et fluide », confie-t-elle, admirant le design moderne et l’atmosphère apaisante.
« Ce lieu incarne un service public renforcé, témoignant du respect envers chaque usager », affirme Stéphane Troussel, président du Département de la Seine-Saint-Denis. Une volonté partagée pour humaniser l’expérience des usagers.
Une prise en charge plus rapide et des explications plus claires
Une équipe d'environ quarante agents est prête à répondre aux demandes du public, avec ou sans rendez-vous. Luc Lambert, directeur général adjoint du pôle solidarité, autonomie et insertion, souligne : « Avant, l’acheminement des demandes était plus complexe. À présent, tout est centralisé. » Ce guichet unique simplifie ainsi les démarches, de l’aide à la rédaction des dossiers aux consultations médicales.
Myriam, qui vient renouveler le dossier de sa fille, exprime sa satisfaction : « Ici, c’est beaucoup plus simple et rassurant que ce que j’ai vécu à Bobigny. » L’accessibilité a également été une priorité, avec des aménagements adaptés à tous les types de handicaps, incluant des aides pour les malentendants et malvoyants.
Un espace spécial pour les aidants
Les aidants, souvent invisibles mais essentiels, bénéficient également de cet espace dédié à leur soutien. Stéphane Troussel reconnaît : « Leur rôle dans l'accompagnement est crucial. » Les aidants peuvent désormais bénéficier d’un accueil personnalisé et d’un soutien juridique via des permanences associatives.
Cependant, cette ouverture ne résout pas l’ensemble des défis. Actuellement, 7 000 enfants et 3 500 adultes restent en attente de solutions. Avec une population vieillissante de 260 000 personnes âgées, l’enjeu demeure énorme pour le département. « Nous avons conscience de la pression croissante et nous devons intensifier nos efforts pour accompagner ces populations », conclut Troussel.







