Ce samedi, la forêt de Chailluz a vibré au rythme de la journée internationale des forêts, attirant un grand nombre de familles en quête de nature. Les animations proposées ont permis aux participants de s'immerger dans la biodiversité locale, d'expérimenter la cuisine à base de plantes et de participer à une course d'orientation pour les enfants.
Une forêt au service de l'éducation
Le beau temps a favorisé la participation, permettant aux visiteurs de découvrir les trésors que renferme cette forêt. Adélaïde, présente avec ses enfants, a partagé : "On adore cette forêt, on vient régulièrement voir les animaux". Sa fille Inès, 6 ans, a été particulièrement curieuse, mêlant joie à une soif de connaissances : "Un arbre boit 150 litres d'eau par jour", a-t-elle appris avec étonnement. Son père, Nabil, a ajouté qu'il appréciait cette journée pour favoriser les découvertes.
Sandra Dimus, de la Direction des espaces verts, a souligné l'intérêt croissant des visiteurs concernant les coupes d'arbres nécessaires à la gestion durable de la forêt. Actuellement, Besançon est responsable de la gestion de 2.041 hectares de forêt, dont près de 400 hectares sont dédiés à la préservation de la biodiversité. Chaque année, environ 7.500 m3 de bois sont exploités dans ce cadre.
Anticiper le changement climatique
Avec la menace du changement climatique, les experts ont alerté le public sur l'état des arbres. Une transformation s'annonce, les chênes sessiles cédant progressivement leur place aux chênes pubescents, qui devraient représenter à terme 70% de la forêt de Chailluz. Catherine Lehoux, ingénieure des forêts, a précisé que des essences d'accompagnement, telles que des tilleuls et des érables, complèteront le tableau.
Des vocations à l'horizon
L'événement a également été l'occasion pour le public de s'initier à des métiers liés à la filière bois. Un simulateur de coupe de bois a stimulé l'intérêt des visiteurs. Fabrice Galliot de l'organisation A2forBois a expliqué que des personnes, souvent dans la trentaine ou la quarantaine, cherchent une reconversion professionnelle et souhaitent travailler en lien avec la nature. "Il y a des métiers peu connus comme pilote de drone ou analyste de sol, bien au-delà de l'image traditionnelle de la tronçonneuse", a-t-il précisé.
Ce samedi, un ancien informaticien a conseillé une employée de laboratoire sur les formations nécessaires pour se réorienter vers ce secteur. La filière bois représente 30.000 emplois en Bourgogne Franche-Comté, et un tiers des postes seront vacants suite aux départs à la retraite dans les cinq prochaines années. Les initiatives telles que celle de Besançon montrent l'importance et la nécessité de préparer la relève pour protéger notre environnement.







