Nicolas Zepeda écope de la réclusion à perpétuité pour le meurtre de Narumi Kurosaki

Le procès se conclut par une peine de réclusion perpétuelle pour le meurtre de Narumi Kurosaki.
Nicolas Zepeda écope de la réclusion à perpétuité pour le meurtre de Narumi Kurosaki
Nicolas Zepeda à l’audience d’ouverture de son procès, au tribunal de Besançon, le 29 mars 2022. PATRICK HERTZOG/AFP

Le dramatique verdict a été prononcé le 26 mars dernier dans la cour d'assises du Rhône : Nicolas Zepeda, âgé de 35 ans, a été condamné à la réclusion à perpétuité pour l'assassinat de Narumi Kurosaki, son ancienne petite amie japonaise, survenu en décembre 2016 à Besançon.

Cette affaire tragique a révélé des éléments saisissants. En effet, le président Eric Chalbos, de la cour d'assises, a affirmé que Zepeda avait tué sa victime par suffocation, probablement par strangulation ou étouffement, estimant qu'il avait planifié cet acte en amont. Selon les éléments de l'enquête, les faits se seraient déroulés dans la chambre 106 de la résidence universitaire de Kurosaki, où Zepeda aurait ensuite transporté le corps dans une valise, probablement pour le dissimuler dans la nature.

Ce procès est en fait le troisième pour Zepeda, qui avait déjà été condamné à 28 ans d'emprisonnement lors des précédentes audiences, mais la Cour de cassation avait annulé ces décisions en raison de vices de procédure. En conséquence, il a finalement reçu une peine plus sévère que ce qu'avait demandé l'avocat général, qui réclamait 30 ans de réclusion.

Un portrait troublant du prévenu

Interrogé tout au long de cette affaire, Zepeda a toujours affirmé son innocence, malgré les nombreux éléments à charge. « Je ne l’ai pas tuée, je l’aimais profondément », a-t-il déclaré récemment. Toutefois, face à ces éléments, il a admis avoir menti à plusieurs reprises durant l'enquête, une inconsistance qui n'est pas passée inaperçue auprès des jurés.

L'avocat général Vincent Auger a, de son côté, dressé un portrait inquiétant du prévenu, le présentant comme « narcissique », « possessif » et un « archétype du macho ». Selon Auger, Zepeda n'a pas supporté le fait que Narumi, après avoir débuté une relation amoureuse au Japon, décide de continuer ses études en France, ni qu'elle développe une relation avec un autre étudiant. Cette dynamique tragique a culminé en un acte inqualifiable, marquant à jamais la vie de Narumi Kurosaki et de ses proches.

La gravité de faits similaires amène à se questionner sur la violence de genre et la manière dont les relations peuvent parfois mener aux tragédies les plus sombres. Cette affaire rappelle, comme le souligne Le Monde, l'importance des discussions autour de la sécurité des femmes dans les relations amoureuses.

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