"Ne soyons pas surpris si nos enfants arrivent en 6e sans savoir lire. La France chute dans les classements en mathématiques !" s’indigne Amandine Vinot, représentante des parents d'élèves à Pont-de-Roide-Vermondans dans le Doubs. Ce vendredi 27 mars 2026, elle se mobilise contre la fermeture potentielle de deux classes de l'école Louis-Pergaud et d'une classe de l'école élémentaire des Halles. La décision de l'académie de Besançon a créé une onde de choc au sein de la communauté scolaire.
Cette possible suppression soulèverait de sérieuses préoccupations. Les parents craignent qu'une classe unique regroupant trois niveaux, CE1-CE2-CM1, soit créée, avec potentiellement plus de 30 élèves. Amandine Vinot explique : "Cette situation serait intenable, tant pour les enseignants que pour les élèves." Djibril, un jeune élève de 9 ans, partage son inquiétude : "C'est étrange d'être dans la même classe que des enfants deux niveaux en dessous. Les profs vont sortir de là complètement épuisés !"
Du côté de l'académie, la justification de ces suppressions repose sur le manque d’effectifs. "Nous manquons d'un seul élève pour atteindre le seuil à l'école des Halles," défend Emilie Vigezzi, une autre représentante des parents. "De plus, la maternelle Pergaud compte des enfants de moins de 3 ans, qui ne sont pas pris en compte dans les chiffres."
Un soutien institutionnel crucial
Les parents d'élèves et les enfants bénéficient du soutien indéfectible du nouveau maire Eric Boone. Tout juste installé, il se retrouve face à ce défi majeur. "Il s'agit d'une bataille essentielle. La survie de notre ville est en jeu. Nous avons un enseignement de qualité ici, mais cela ne peut perdurer sans classes adaptées. Nous allons entrer en contact avec l'académie dès lundi pour trouver une issue," annonce-t-il fermement.
La décision de l'académie de Besançon est attendue pour le mardi 31 mars. Si les retours aux courriers envoyés restent insatisfaisants, les parents d'élèves se préparent à intensifier leur mobilisation dès lundi.







