Après plusieurs mouvements de protestation, les employés de la bibliothèque Léon-Deubel de Belfort réclament l'intervention d'un médiateur pour rétablir le dialogue social. Le directeur général des services de la ville a promis une série d'entretiens dès le mois d'avril.
La frustration grandit au sein de la bibliothèque municipale. Les agents ont récemment exprimé leur mécontentement lors d'une grève le 14 mars, en dénonçant non seulement un management toxique de la part des dirigeants, mais également un climat d'insécurité dans le quartier.
Isabelle Aubry, représentante CGT et employée de la bibliothèque, cite des exemples d'ambiance délétère : "Un agent se fait crier dessus par un membre de la direction devant les usagers, ou encore des propos inappropriés de certains cadres, comme en témoigne son allusion à des visites dans un sexshop." De telles situations illustrent la dégradation des relations au sein de l'équipe.
La syndicaliste souligne qu'il ne s'agit pas d'un conflit récent : "La relation entre le personnel et la direction s'est détériorée au fil des ans. Nous avons même fonctionné sans direction pendant un certain temps, prouvant notre compétence et notre dévouement." Cette situation soulève la question de la reconnaissance des compétences des employés.
De son côté, Jérôme Saintigny, le directeur général des services de la ville, admet l'existence de "difficultés humaines" et évoque la nécessité d'un
dialogue pour recréer une atmosphère de collaboration. Son objectif est de "restaurer le collectif au sein de cet établissement."
Les entretiens entre lui et les cadres de la bibliothèque débuteront le 1er avril, suivis d'échanges avec les agents, comme l'a confirmé la CGT. Cette dernière a demandé que les cadres soient absents lors des discussions avec les employés, garantissant ainsi "une liberté totale de parole".







