À Chassy, dans l’Yonne, le groupe Duc projette de tripler la capacité de son élevage de poulets. Ce projet est vivement critiqué par l'association de protection animale L214, qui a organisé un rassemblement le samedi 28 mars devant la mairie d’Auxerre. L'objectif ? Inciter les citoyens à participer à l’enquête publique en cours, qui se termine le 7 mai.
Cette extension fait déjà débat, alors que l'élevage actuel abrite plus de 50 000 poules. Si le projet se concrétise, la production pourrait atteindre plus d'un million de volailles par an. Élodie Bertin, référente de L214 dans le département, affirme : "Nous entrons dans un système de production inhumain. On parle d’élevage, mais c'est une véritable horreur". Elle souligne des conditions d’élevage jugées inacceptables, où jusqu'à 22 poulets peuvent être entassés par mètre carré, rendant leur espace vital comparable à celui d'une feuille de papier.
Les militants de L214 mettent également en avant des conditions de vie très dégradées pour les animaux. Élodie déclare : "Les poules cohabitent avec des cadavres de leurs congénères. C’est une aberration".
Risques pour les animaux et les riverains
Au-delà du bien-être animal, les préoccupations d'ordre environnemental et sanitaire sont soulevées par L214. Frédérique, une autre militante, exhorte à la mobilisation citoyenne : "Il est essentiel que chaque citoyen participate à l'enquête publique jusqu'au 7 mai pour faire entendre sa voix contre cet agrandissement". Elle évoque des enjeux éthiques et écologiques, affirmant que ce type d'élevage est extrêmement polluant et nuisible pour la santé des habitants.
Bien que les membres de l'association n’aient pas visité l’élevage, ils s’inquiètent des conséquences potentielles de ce projet, y compris les risques de pollution et les nuisances sonores liées à l'augmentation du trafic de camions. Le groupe Duc justifie pourtant son projet en évoquant une demande croissante de viande avicole.
Les opposants espèrent influencer la décision finale à travers cette consultation. Frédérique conclut : "Plus il y aura de contributions, plus nous avons de chances d'éviter ce projet destructeur". Les citoyens ont jusqu’au 7 mai pour faire entendre leur voix en ligne via le site du registre dématérialisé, avant que les autorités ne rendent leur verdict concernant l’avenir de cet élevage à Chassy.







