Ce dimanche, à Pontarlier, un noeud bleu humain a été formé pour sensibiliser à l'importance du dépistage du cancer colorectal, recommandé à partir de 50 ans. L'événement, orchestré par Sandra Tivan, est d'autant plus significatif que cette ancienne patiente, diagnostiquée en 2010, déplore le faible taux de participation au dépistage en Franche-Comté.
La France enregistre environ 17 000 décès dus au cancer colorectal chaque année, le plaçant au troisième rang des cancers les plus mortels du pays. Malgré cela, seulement un tiers des personnes concernées en Franche-Comté se soumettent aux tests de dépistage, un chiffre alarmant, comparé aux 50 % de la moyenne nationale.
"J'ai eu la malchance d'être diagnostiquée à 48 ans, une situation que beaucoup ignore : les signes étaient là, mais je n'étais pas considérée comme à risque", raconte-t-elle. Son récit met en lumière le fait que, malgré des symptômes notables, le grand public reste mal informé. "Mon médecin m'a dit que mes symptômes étaient normalisés, ou attribués à des hémorroïdes. Finalement, j'ai découvert mon cancer trop tard." Elle insiste sur l'importance d'un dépistage précoce qui pourrait éviter des traitements lourds.
Un dépistage simple et accessible
Malgré le poids du tabou entourant le cancer colorectal, Sandra Tivan rappelle que le dépistage est gratuit et facile à réaliser. "On reçoit un kit chez soi, il suffit de quelques étapes simples pour envoyer un échantillon au laboratoire. En cas de résultats inquiétants, un suivi médical est organisé avec un gastro-entérologue", précise-t-elle. Elle encourage chacun à passer à l'action, expliquant que les polypes peuvent être détectés et retirés avant qu’ils ne se transforment en cancer. "La méfiance à l'égard de la coloscopie doit disparaître : c'est un examen qui se fait sans douleur et offre une chance de guérison très élevée."
La mobilisation est essentielle face à la désinformation et aux préjugés. Le message est clair : le dépistage peut sauver des vies, il est temps de lever les barrières et d'en parler sans tabou. Chaque geste compte dans la lutte contre le cancer colorectal.







