Ce lundi matin, plus d'une centaine de manifestants, comprenant parents, enseignants et élus locaux, se sont rassemblés devant le rectorat de Dijon. Leur objectif ? S'opposer à la planification inquiétante des fermetures de classes annoncées pour la rentrée de 2026.
Au même moment, les membres d'une instance se réunissaient pour établir la nouvelle carte scolaire du département de la Côte-d'Or. Dans sa version la plus récente, dévoilée en février dernier, il est envisagé de supprimer 23 classes dans le premier degré, une mesure qui suscite de vives inquiétudes dans la communauté éducative.
Les enseignants présents, dont Florent Duvernay, représentant de l'UNSA, ont exprimé leurs préoccupations à travers des pancartes colorées et des tambourinements de casseroles. "Nous avons déjà enregistré des suppressions de 33 postes pour la rentrée prochaine", a-t-il déclaré, soulignant l'impact direct sur la qualité de l'éducation.
En plus des enseignants, des parents ont également pris la parole à l'instar de Baptiste, père d'un élève en primaire, qui a déclaré : "Nous craignons pour le niveau d'éducation de nos enfants. La suppression de classes entraîne des classes surchargées et des enseignants fatigués qui ne peuvent plus offrir le suivi nécessaire à chaque élève." Les élèves eux-mêmes se sont joints à la mobilisation, témoignant de leur inquiétude face à la perspective de créer des classes à double niveau. Anaïs et Elena, élèves en CM2, ont tout particulièrement exprimé leurs craintes, faisant remarquer, "Nous voulons apprendre dans des conditions qui nous permettent de réussir !"
Cette manifestation fait écho à d'autres mobilisations signalées dans toute la France, où les parents et les enseignants dénoncent une politique éducative jugée restrictive. Selon une étude du Ministère de l'Éducation nationale, des fermetures de classes peuvent nuire gravement aux conditions d'enseignement et par conséquent, aux résultats scolaires des élèves.
La prochaine série de consultations pour la carte scolaire de Dijon aura lieu prochainement, et les organisateurs de cette mobilisation espèrent influencer les décideurs politiques en mettant en lumière les défis auxquels chaque communauté scolaire est confrontée.







