La France connaît une vague de mobilisation au sein de l'éducation nationale ce mardi, avec environ 30 % des enseignants du premier degré public, selon le SNUipp-FSU, qui se joignent à la grève. Des raisons multiples alimentent cette colère : suppressions de postes, fermetures de classes, et salaires jugés insuffisants.
Lors d'une conférence de presse, Aurélie Gagnier, secrétaire générale du premier syndicat du primaire, a souligné que la participation à cette grève pourrait varier grandement selon les départements. Cities telles que Paris, Aude et les Yvelines affichent des prévisions de mobilisation élevée.
Les enseignants de secondaire, quant à eux, ne sont pas obligés d'avertir de leur participation à la grève avant le jour même, une flexibilité soulignée par Sophie Vénétitay du Snes-FSU. Elle a ajouté que certaines académies, notamment Aix-Marseille et Lille, pourraient voir un fort suivi de la grève.
Un service public « exsangue »
La mobilisation s'inscrit dans une semaine d'actions orchestrée par plusieurs syndicats, dont la FSU, l'Unsa et la CGT. Ils dénoncent des choix budgétaires à court terme qui aggravent la situation d'un service public d'éducation déjà affaibli. Sophie Vénétitay a rappelé que les mobilisations n'ont cessé depuis janvier, y compris des manifestations à Paris où 6,16 % des enseignants d'Île-de-France étaient en grève.
De nouvelles suppressions de postes
Pour la rentrée 2026, quelque 4 000 suppressions de postes sont prévues dans l'éducation, dont 1 891 dans le premier degré et 1 365 dans le second degré. Édouard Geffray, ministre de l’Éducation, évoque une « chute démographique vertigineuse » pour justifier ces réductions. Cependant, cette justification est contestée par Morgane Verviers de l’Unsa-éducation, qui voit ces réductions comme une opportunité ignorée pour améliorer le système éducatif.
Le climat de désengagement s’accompagne d’un manque de soutien et de reconnaissance, comme le souligne Laetitia Aresu de la CFDT Éducation : « L’absence de mesures salariales pèse sur le moral des personnels. » Alors que les enseignants continuent à se battre pour leurs droits et ceux de leurs élèves, la situation met en lumière des enjeux cruciaux pour l'avenir de l'éducation en France.







