L'Académie de Dijon a présenté ce lundi un premier aperçu de la carte scolaire pour la rentrée 2026. Les prévisions révèlent la fermeture de 68 classes à Côte-d'Or, tandis que 24 classes seront ouvertes, engendrant la suppression potentielle de 33 postes d'enseignants. En parallèle, 22 postes d'enseignants
Cette première version du projet ne fait pas l'unanimité et crée de vives tensions parmi les syndicats, enseignants et parents d'élèves. Le Directeur académique des services de l'Éducation nationale (DASEN) a exposé les détails de son projet, qui est déjà au centre de nombreuses critiques. Hier, plus d’une centaine de personnes ont manifesté contre ces changements, et une nouvelle mobilisation est prévue ce mardi devant le rectorat de Dijon, complétée par une "opération collège mort" en Côte-d'Or, selon des sources de France Bleu.
Dans Saône-et-Loire, le projet sera rendu public ce vendredi, mais Catherine Pierre, la directrice académique, a déjà annoncé une baisse de 22 postes en raison d'une diminution de l'effectif scolaire, qui devrait chuter de 478 élèves en 2026 (une baisse de 1,3 %). En revanche, des dispositifs seront mis en place pour soutenir les élèves en difficulté, notamment l’implantation de 17 Pôles d'appui à la scolarité.
Ces nouveautés et ces baisses d'effectifs font l'objet d'expertises et de débats dans le milieu éducatif. Selon Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Éducation, ces réformes visent à optimiser les ressources éducatives tout en maintenant une qualité d'enseignement. Toutefois, beaucoup remettent en question cette approche, évoquant des effets négatifs sur la qualité de l'éducation.
La situation reste donc en suspens : la carte scolaire de 2026 pourrait faire l'objet de nouvelles ajustements suite aux réactions prévues. Les parents et enseignants continuent d'appeler à la mobilisation alors que des décisions cruciales se dessinent à l'horizon.







