Près de 80 personnes, incluant enseignants, parents d'élèves et élèves, se sont réunies ce mardi 31 mars devant la préfecture de Belfort. Cette mobilisation, organisée par l'intersyndicale, vise à dénoncer les suppressions de postes annoncées par l'Éducation nationale pour la rentrée 2026.
Les syndicats enseignants ont mis en lumière que dans le Territoire de Belfort, 18 postes vont être éliminés, dont 7 en primaire, 6 dans les collèges et 5 dans les lycées. Anne Forgerit, enseignante à l'école Louis Pergaud et co-secrétaire départementale du syndicat FSU-SNUiPP, a exprimé son indignation : "Il y aura des classes avec plus de 25, voire 27 élèves. Les conditions d'apprentissage en souffriront, tout comme celles de travail pour les enseignants." Cette opinion est partagée par Louis, un lycéen, qui a choisi de ne pas assister à ses cours pour participer à la protestation. Selon lui : "Cela devient difficile d'apprendre avec des classes surchargées qui compromettent le bon suivi du programme."
Une baisse démographique annoncée à la rentrée 2026
Les représentants syndicaux, prenant la parole au micro, ont critiqué le manque de ressources allouées à l'École publique. Ils estiment que l'argument de la baisse démographique avancé par le gouvernement n'est pas valable. Elvire Celma, co-secrétaire départementale du SNES-FSU, a insisté : "La diminution du nombre d'élèves ne devrait pas compromettre la qualité de leur accompagnement." Ce mouvement de contestation ne semble pas prêt de s'arrêter, avec des actions planifiées dans les écoles tout au long de la semaine. "Nous appelons également à mobiliser les maires et les élus pour qu'ils soutiennent la défense de nos établissements scolaires," conclut Elvire Celma. Selon des rapports de France Info, la question des moyens alloués à l'éducation est désormais au cœur des préoccupations des acteurs éducatifs dans tout le pays.







