Après le sucre et l'alcool, la viande rouge pourrait-elle devenir la prochaine cible des politiques de santé publique ? De nombreuses études mettent en avant les risques sanitaires associés à sa consommation, notamment en lien avec le cancer.
Des risques avérés pour la santé
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé la viande rouge comme "probablement cancérigène pour l'homme", et les chercheurs de l'Université d'Oxford plaident en faveur de l'instauration d'une "taxe viande rouge", à l'instar des taxes déjà appliquées aux sodas.
Une taxe pour sauver des vies
Les experts britanniques soulignent qu'une telle taxe de 14 % sur la viande rouge (incluant le bœuf, le porc et le mouton) et de 79 % sur la viande transformée (saucisses, charcuterie, etc.) pourrait inciter la population à réduire sa consommation à deux repas par semaine. Selon leurs projections, cette mesure pourrait éviter de nombreux décès liés à des maladies comme les accidents vasculaires cérébraux et les cancers du côlon.
Des milliers de vies en jeu
En 2010, les décès attribuables à la consommation de viande rouge et transformée étaient estimés à 2 millions, avec une possible augmentation à 2,4 millions d’ici 2020 si les comportements alimentaires ne changent pas. Cette étude inquiétante a été publiée dans la revue Plos One.







