Dans sa quête d'une meilleure concentration, Joel Runyon, un coach sportif américain et fervent amateur de café, a décidé d'arrêter sa consommation de caféine pendant un mois. Dans une vidéo sur YouTube, il partage son expérience, qui s'est révélée en grande partie décevante.
« Aujourd’hui est mon dernier jour sans caféine depuis un mois. » Sur les réseaux sociaux, de nombreux créateurs de contenu affirment avoir stoppé le café, promettant une énergie accrue et une meilleure concentration. Motivé par ces témoignages, Runyon, qui consommait entre deux et six tasses par jour selon ses entraînements, a décidé d'expérimenter le sevrage lui aussi. Il s'est pourtant heurté à une réalité troublante : « Je pense que cela ne vaut pratiquement rien... Je n'ai ressenti aucun bénéfice. »
une expérience sans impact
Malgré ses espoirs d'amélioration, rien n'a vraiment changé pour Runyon. Il n'a pas noté de changements significatifs dans sa qualité de sommeil ou sa concentration. En fait, il n'a même pas éprouvé de symptômes de sevrage. « Je m’attendais à avoir un mal de tête ou une « gueule de bois liée à la caféine », mais cela ne s'est pas produit. J'ai arrêté du jour au lendemain, et tout a semblé normal. »
tolerance à la caféine et mode de vie actif
Selon Runyon, cette absence d'effets pourrait s'expliquer par son mode de vie actif. « Si vous restez assis toute la journée avec votre café, l'arrêt peut offrir des bénéfices. En revanche, pour un athlète qui utilise la caféine pour ses performances, la tolérance est bien plus élevée. » Pour lui, le principal atout de ce défi a été de mettre à l'épreuve sa force mentale et sa discipline personnelle. « C'est intéressant de retirer quelque chose de votre vie pour tester votre autodiscipline. »
les enjeux de la consommation de café
La caféine demeure la substance psychoactive la plus répandue au monde. En France, plus de 80 % de la population consomme du café quotidiennement, souvent le matin. La France se classe parmi les six premiers pays en termes de consommation de café par habitant. Bien que souvent considérée comme potentiellement addictive et nuisible à certains, des études suggèrent qu'une consommation modérée, entre deux et quatre tasses par jour, pourrait avoir des effets bénéfiques, notamment sur des maladies comme la dyskinésie, la santé cardiaque et même sur la mémoire. Cependant, des précautions sont à prendre, surtout pour les enfants et les personnes souffrant de certaines pathologies, selon les recommandations de l'Anses.







