Début octobre, le gouvernement a officialisé le report de la revalorisation des retraites au 1er juillet 2025. Cette décision impacte des millions de retraités qui devront faire preuve de patience, tant pour leur pension de base que pour les retraites complémentaires.
Cette annonce, qualifiée de mauvaise nouvelle pour l'année 2024, signifie que la traditionnelle revalorisation des pensions, qui devrait tenir compte de l'inflation, sera retardée de six mois. Habituellement prévue au 1er janvier, cette revalorisation engendrera un manque à gagner significatif pour les assurés, tandis que l'État espère réaliser des économies d'environ 4 milliards d'euros.
Quels régimes sont concernés ?
La mesure touche plusieurs régimes, dont le régime général qui compte plus de 16 millions d'assurés. Mais d'autres secteurs sont aussi impliqués. Par exemple, le régime des indépendants, qui regroupe les artisans, commerçants et avocats, sera affecté par ce report qui concerne près de 2,2 millions d'assurés, selon Moneyvox.
Les régimes spéciaux face à la réforme
Plusieurs régimes spéciaux ne sont pas non plus épargnés. L'Enim (Établissement national des invalides de la marine) qui gère les retraites des marins, le Service des retraites de l'État (SRE) pour les fonctionnaires civils et militaires, ou encore la CNRACL (Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales) n'échapperont pas à ce décalage. De même, le Fonds spécial des pensions des ouvriers des établissements industriels de l'État (FSPOEIE), le CPR de la SNCF et la CNIEG (Caisse nationale des industries électriques et gazières) sont également concernés.
Les conséquences dramatiques pour l'Ircantec
Les anciens contractuels de la fonction publique, dépendant de l'Ircantec, sont parmi les plus touchés, avec un double report de la revalorisation de leur pension de base et de leur complémentaire. Plus de 2 millions de retraités se verront donc obligés d'attendre jusqu'à fin juillet. En revanche, pour les 15 millions d'assurés du régime Agirc-Arrco, la revalorisation de 1,6 % sera maintenue pour le versement du 4 novembre, offrant ainsi un répit face à cette situation inquiétante. À noter également que les pensions de réversion de base, versées aux veuves et veufs, subiront le même report jusqu'en juillet 2025.







