Selon un rapport de l'organisation Iran Human Rights (IHR), plus de 3 600 personnes ont été arrêtées en Iran depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient le 28 février dernier. La situation s'est particulièrement détériorée dans la capitale Téhéran et les provinces occidentales, où des mesures de répression se succèdent sans relâche.
Parmi les arrestations récentes, 767 ont eu lieu seulement depuis le cessez-le-feu du 8 avril. Comme l'indique Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de l'IHR, "de nombreux détenus sont de simples citoyens, souvent arrêtés pour avoir des échanges avec l’extérieur sur leurs téléphones". Ce climat de peur et de répression fait suite à un mouvement de contestation populaire en janvier, au cours duquel de nombreuses vies ont été perdues.
Des déclarations du commandant de la police nationale, Ahmad-Reza Radan, révèlent que plus de 900 individus ont été identifiés ou arrêtés pour avoir troublé l'ordre public, en particulier sur les réseaux sociaux. À ce jour, 400 fichiers ont été ouverts contre ceux ayant documenté les attaques et transmis des informations. Parmi les cibles figurent également des partisans de Reza Pahlavi, l’héritier du dernier chah d'Iran, et des utilisateurs de la technologie satellitaire Starlink, qui sont soupçonnés de s'engager dans "des activités destructrices". En effet, l'accès à Internet demeure très limité pour la population, sauf pour quelques sites approuvés.
En outre, au moins 400 manifestants ont été interpellés récemment, et une centaine d'individus ont été arrêtés pour des liens présumés avec des "groupes terroristes". Cette situation tragique souligne la détermination du régime à étouffer toute forme de dissidence dans un contexte de tensions croissantes. Alors que les bombardements se poursuivent, le peuple iranien se retrouve pris entre la guerre et une répression interne dont les conséquences pourraient être dévastatrices pour beaucoup.







