Une annonce marquante du gouvernement qui touchera directement les 18 millions de retraités : la hausse des pensions initialement programmée pour le 1er janvier est désormais déplacée au 1er juillet 2025. Cette décision découle du projet de loi de Finances présenté récemment au Haut Conseil des finances publiques (HCFP).
Il ne s'agit pas d'un gel complet de l'indexation, mais d'une suspension temporaire entraînant une perte équivalente à six mois de hausse des pensions.
Une future augmentation moins importante que prévue
Bien que l'indexation soit un droit inscrit dans le Code de la sécurité sociale, le gouvernement a la possibilité de la geler, comme cela a été fait par le passé en 2014 et 2016, ou de l'ajuster à la baisse, comme en 2019. Selon des sources comme Le Figaro, cette nouvelle politique pourrait permettre au gouvernement de récupérer jusqu'à 3 milliards d'euros. En janvier, la hausse des pensions était estimée à plus de 2%.
Le report à juillet ne sera pas rétroactif, et l'augmentation sera probablement inférieure aux prévisions de janvier, entre 1,5 et 2%. Cela constitue une double perte de pouvoir d'achat pour les retraités.
Indexation des retraites : un enjeu constant
Ce report n'est pas une surprise, les gouvernements précédents ayant souvent utilisé l'indexation des retraites pour réaliser des économies. En 2024, une hausse de 5,3% aurait représenté 14 milliards d'euros dans les comptes de l'État. Le ministre du Budget, Thomas Cazenave, avait simplement évoqué le gel de l'indexation, mais la situation économique a évolué depuis.
La question de l'indexation est régulièrement débattue, et le comité de suivi des retraites a recommandé une réévaluation des règles d'indexation. Ce point de vue est partagé par de nombreux économistes, invoquant l'équité entre les générations, alors que les salariés ne voient pas leur salaire suivre le rythme de l'inflation.







