Le départ anticipé à la retraite pourrait bientôt devenir une chimère. Emmanuel Macron a annoncé lors de son allocution télévisée le 26 octobre que le mécanisme de carrière longue sera maintenu, mais qu'il faudra négocier son seuil. Même si l'âge légal de départ pourrait être révisé à la hausse, l'objectif reste d'éviter de tomber à 63, 64 ou 65 ans.
Conditions d'accès à la retraite anticipée
À l'heure actuelle, partir à la retraite entre 60 et 62 ans est envisageable pour carrière longue, à condition d'avoir acquis cinq trimestres avant d'avoir 20 ans, ainsi que le nombre de trimestres requis pour le taux plein. Notons que tous les trimestres validés ne contribuent pas à ce départ anticipé. Par exemple, les trimestres liés au chômage indemnisé ou aux congés maladie ne sont pas comptabilisés.
Voici un aperçu des trimestres requis selon l'année de naissance : 168 trimestres pour les personnes nées entre 1961 et 1963, 169 pour celles nées entre 1964 et 1966, et 172 pour les générations à partir de 1973, avec 43 ans de cotisations nécessaires pour partir dès 60 ans.
Impact d'une réforme potentielle
Les débats actuels laissent dans l'incertitude l'éventuel report de l'âge de départ en carrière longue à 62 ans, comme cela s'est produit en 2010. Pascale Gauthier, associée chez Novelvy retraites, souligne l'hypothèse d'un recul de l'âge de départ en ligne avec l'augmentation de l'âge légal de la retraite. De plus, l'augmentation progressive des trimestres pourrait s'accélérer. On peut envisager que les générations nées en 1965 nécessiteront 43 ans de cotisations pour bénéficier d'un départ anticipé à 60 ans. Toutefois, si l'exigence en trimestres pour le taux plein est accrue, cela compliquera encore davantage le chemin vers une retraite anticipée.







