Les autorités russes s’activent pour retrouver Andrey Kiyko, un homme de 41 ans, ancien condamné pour plusieurs meurtres et agressions sexuelles. Libéré pour rejoindre l’armée en Ukraine, il a disparu après avoir quitté sans autorisation un centre de réhabilitation militaire où il était soigné suite à une blessure au combat. Selon Le Parisien et TF1, sa disparition n’a été officiellement signalée qu’en mai 2026, plusieurs mois après les événements.
Surnommé le « maniaque de Sosnovka », Kiyko a été reconnu coupable en 2008 d’une série de crimes horribles à Saint-Pétersbourg. Il a été condamné pour des agressions à caractère sexuel sur de jeunes femmes, ainsi que pour des vols et des meurtres. Son incarcération s'est prolongée jusqu'en 2023, date à laquelle une nouvelle condamnation pour homicide a porté sa peine totale à 25 ans.
Blessé au combat, il s’évade quelques mois plus tard
Libéré l’an dernier pour prêter main-forte à l’effort militaire en Ukraine, Kiyko a été gravement blessé en janvier 2025. Hospitalisé à Rostov puis transféré à Kronstadt, il est suspecté de s’être évadé à l’automne 2025. Les experts s'interrogent sur les conséquences de sa fuite. Pour certains, cette affaire souligne les failles du système de recrutement de soldats dans un contexte de guerre prolongé. "Cela pose des questions éthiques sur le traitement des anciens détenus dans l'armée," commente une source proche du dossier.
Ce cas met en lumière les pratiques controversées du gouvernement russe qui, depuis le début du conflit en Ukraine, libère des prisonniers pour les enrôler dans les forces armées. Plusieurs cas similaires ont été rapportés, où des libérés reviennent avec des préoccupations juridiques ou sont de nouveau arrêtés après leur retour du front.
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