Mardi soir, à Southampton, en Angleterre, des manifestants ont lourdement affronté la police, lançant des projectiles suite à la diffusion d'une vidéo accusant les forces de l'ordre d'une intervention inappropriée lors de la mort d'un étudiant.
Henry Nowak, un étudiant de 18 ans, a été tué le 3 décembre 2025, poignardé à cinq reprises par Vickrum Digwa, condamné récemment à la réclusion à perpétuité. Une vidéo diffusée par la police montre l'étudiant demandant de l'aide avant de s'écrouler.
Plus de mille personnes ont répondu à l'appel de manifestation, dont le militant controversé Tommy Robinson, exprimant leur colère avec des slogans tels que "Justice pour Henry". Beaucoup ont critiqué ce qu'ils perçoivent comme une réponse policière biaisée.
Les affrontements qui ont suivi, marqués par des lancements de bouteilles et de pierres, ont été qualifiés de "violences honteuses" par la ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, qui a exprimé son indignation face à l'exploitation de cette tragédie pour exacerber les tensions.
Les images, largement partagées sur les réseaux sociaux, montrent la détresse d'Henry alors que la police le menotte, alors qu'il se trouve dans un état critique. Le Premier ministre travailliste, Keir Starmer, a décrit ces scènes comme "atroces", exigeant des réponses claires de la part des autorités.
Une enquête par l’Independent Office for Police Conduct (IOPC) a été ouverte pour examiner l’intervention policière, les résultats étant attendus dans un délai de trois mois.
Le père d'Henry a demandé une enquête "plaine, courageuse et transparente" sur la manière dont son fils a été traité par les forces de l'ordre. Pendant ce temps, Vickrum Digwa fait face à d'autres accusations liées à des armes retrouvées après le meurtre.
La situation a également été commentée par des figures politiques comme Nigel Farage, qui a critiqué l'équité des droits en matière de traitement policier entre les minorités ethniques et les citoyens blancs, faisant un parallèle avec le meurtre de George Floyd.
Des critiques ont également émergé de la part de l'homme d'affaires Elon Musk, qui a exprimé son intention de soutenir une action en justice contre la police du Hampshire.
La famille de Digwa a présenté ses excuses en raison des conséquences de cet acte violent sur la réputation de la communauté sikhe. Ce drame soulève des questions cruciales sur la conduite des autorités et sur le traitement des victimes dans des affaires de violence raciste en France.







