Bientôt, il se pourrait que les consommateurs ne puissent plus dénicher facilement des produits intitulés "steak végétal" dans les rayons. Un nouveau décret, annoncé lundi par le ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, vise à interdire l'utilisation de termes associés à des produits d'origine animale pour des aliments d'origine végétale.
Un cadre légal révisé
Les dénominations telles que "steak végétal" sont considérées comme "allégations trompeuses", selon Marc Fesneau, le ministre en charge. Ce n'est pas la première tentative du gouvernement français ; un décret publié en juin 2022 avait été suspendu après recours par le Conseil d'État. Bien que cette juridiction n'ait pas encore rendu son jugement final, elle a soumis des questions d'interprétation à la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE).
Des appellations à revoir
Sans attendre la décision de la CJUE, le ministère a pris l'initiative de rédiger un nouveau texte. La précédente version, jugée trop vague en englobant des termes généraux tels que "terminologie spécifique de la boucherie", a été retravaillée. Le décret actuel détaille précisément les 21 termes considérés comme trompeurs, dont les plus notables incluent "steak", "jambon" et "escalope". D'autres appellations comme "saucisse" et "bacon" figurent également sur cette liste.
Une tradition remise en question
Après près de 40 ans d'usage du terme "steak végétal", la question demeure : comment ces produits seront-ils rebaptisés ? Les consommateurs, tout comme les producteurs, se retrouvent maintenant face à une période de transition qui pourrait redéfinir le langage autour des alternatives végétales sur le marché.







