Des parents, des intervenants et des syndicats d'enseignants s'inquiètent d'une possible dégradation de la qualité des cours de musique et de sport dans les écoles de Belfort à partir de la rentrée 2026. Cette préoccupation est alimentée par la décision du maire, Damien Meslot, de mettre fin à l'implication régulière de spécialistes dans ces domaines. Ces intervenants ne seront plus présents que pour des activités ponctuelles, une annonce qui a provoqué une réaction immédiate.
Ce mardi 2 juin, des représentants des parents d'élèves de 13 écoles ont adressé une lettre à Damien Meslot. Cette correspondance a pour but de demander des éclaircissements et d'organiser une rencontre afin de mieux comprendre cette décision.
Une décision soudaine et étonnante
Jusqu'à présent, 16 intervenants apportaient leurs compétences aux cours de sport et de musique dans les établissements de Belfort. Monica, une des intervenantes en milieu scolaire, souligne : "À mon arrivée à Belfort, j’ai constaté une forte volonté de rendre la culture accessible à tous les enfants." Elle résume son sentiment au moment d'apprendre cette annonce : "C'était vraiment la douche froide." Cette décision marque un net revirement par rapport à l'engagement passé de la ville à soutenir la culture et le sport scolaire.
Pour les parents d'élèves, l'impact de cette info est tout aussi perturbant. Camille, représentante des parents de l’école Jules Heidet, témoigne de son incompréhension face à une telle décision. Elle a déjà lancé une pétition qui a déjà recueilli plus de mille signatures pour soutenir le maintien des intervenants.
Un avantage belfortain supprimé ?
La présence d'intervenants pour les activités sportives et artistiques était un atout considérable pour Belfort, tel qu’exprime Camille : "Le sport est essentiel pour le développement des jeunes, surtout face à des enjeux comme l'obésité infantile." Le maire a justifié cette décision par des considérations budgétaires, estimant que le coût des intervenants, évalué à 350 000 €, pourrait être économisé par le biais des enseignants.
Damien Meslot se veut rassurant, affirmant sa confiance envers les enseignants formés pour gérer ces matières. Cependant, cette nouvelle organisation soulève des questions. Christelle Trapplère, déléguée syndicale du SNALC dans le Territoire de Belfort, prédit que l'absence d'intervenants risque de faire diminuer la qualité des cours, soulignant que la collaboration précédente entre enseignants et intervenants permettait de diversifier les activités proposées.
Les éducateurs sportifs continueront cependant à intervenir lors d'activités extérieures et périscolaires, tels que des sorties à la piscine ou des séjours de ski. Mais Yannick Jardin, intervenant syndiqué à la CGT, regrette que l'accès à ces expériences ne soit désormais pas garanti pour tous les enfants. Il souligne : "C'est une chance pour tous d'avoir un enseignement sportif de qualité dans notre ville."
Les intervenants se montrent inquiets quant à l'avenir de leurs postes. Bien que la ville avance qu'aucun licenciement n'est prévu, sur les 16 employés, sept sont en CDD, et leurs contrats ne semblent pas renouvelables. Cette situation suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes parmi les intervenants.







