La tendance à la baisse des taux directeurs initiée par la Banque centrale européenne (BCE) pourrait avoir des répercussions sur les contrats d'assurance-vie en fonds euros. Toutefois, cela ne signifie pas nécessairement que les rendements de ces contrats à capital garanti seront décisivement affectés en 2025. Pour mieux comprendre cette situation, analysons les différents facteurs en jeu.
Assurance-vie : une attractivité toujours croissante
Actuellement, l'assurance vie continue d'offrir des taux d'intérêt plus attractifs que ceux observés ces dernières années, renforçant l'engouement des Français. En effet, en janvier, les contrats ont enregistré une hausse de 10 %, atteignant un niveau historique. Ainsi, en 2024, de nombreux investisseurs ont opté pour les fonds en euros, privilégiant la sécurité d'un capital garanti. Reste à se demander si ces rendements avantageux sont appelés à se maintenir en 2025. Selon un article de Capital publié le 17 mars 2025, des experts ont partagé leurs opinions sur cette question.
Des acteurs adaptables face aux fluctuations des taux
Bien que l'épargne sans risque puisse potentiellement offrir des rendements moins élevés en raison de la diminution des taux directeurs, cette situation mérite d'être nuancée. Alexis Trigaut, directeur commercial du groupe Corum, souligne que les fonds en euros ne reposent pas seulement sur des produits sensibles aux variations des taux. Les assureurs disposent d'options d'investissement diversifiées, incluant l'immobilier ainsi que des actifs plus risqués comme des actions et obligations.
Une résistance des rendements
Par ailleurs, certaines classes d'actifs demeurent performantes, sans subir l'impact immédiat des baisses des taux directeurs. Les taux des obligations d'État françaises à 10 ans, par exemple, gravitent autour de 3,5 % comme c'était le cas fin 2023. Stéphane Van Huffel, directeur général de Netinvestissement, remarque une certaine stabilité des rendements des fonds euros, notant une moyenne de 2,6 % en 2023 par rapport à 2,5 % en 2024. Selon lui, les fonds en euros ne montrent pas encore les effets de la baisse des taux, car il existe une inertie lorsque ces taux commencent à remonter. Pour les épargnants plus audacieux, des supports en unités de compte (UC) représentent une option à plus forte rentabilité.







