À Besançon, l'artiste Nacle se retrouve plongé dans une controverse après avoir réalisé une fresque en hommage à Lyhanna, une jeune fille tragiquement retrouvée décédée le 4 juin dernier dans le Gers. Bien que son œuvre ait été peinte sans autorisation, elle est désormais en sursis, alors qu'une discussion entre l'artiste et la municipalité doit déterminer son sort.
La fresque, qui représente la justice sous les traits d'une femme enceinte avec un bébé, vise à inciter les passants à réfléchir sur les violences faites aux enfants. Cependant, son emplacement sur un mur classique plutôt que sur une surface d'expression libre a suscité des réactions vives du maire, qui a déclaré : "Nous ne pouvons pas permettre que des artistes, peu importe leurs intentions, utilisent des murs non destinés à ces fins".
Une œuvre en sursis
Pour sa part, Nacle a récemment exprimé son espoir de trouver un compromis avec la municipalité. Lors d’un entretien avec L’Est Républicain, il a partagé : "J'espère que le maire comprendra ma démarche artistique, car le graffiti vise à amener de l'art dans l'espace public sans nécessairement attendre des autorisations".
Bien que l'élu ait initialement ordonné l'effacement de l'œuvre, il a finalement décidé de la conserver jusqu'à la rencontre avec Nacle, prévue mais dont la date reste à confirmer. Cette décision a fait l'objet de nombreux débats dans la ville, certains habitants saluant l'initiative artistique tandis que d'autres soulignent les enjeux légaux posés par cette peinture.
La fresque de Nacle s'inscrit ainsi dans un contexte plus large au sein de la société française où la question de l'art urbain, souvent perçu à la fois comme un acte de rébellion et comme une forme d'expression légitime, soulève des tensions entre autorités et artistes. La suite de cette affaire pourrait influencer la manière dont les villes abordent la question de l'art urbain à l'avenir.







