Des analyses réalisées par l'association de consommateurs Foodwatch ont mis en lumière une inquiétante contamination dans des produits alimentaires, dont cinq sont commercialisés en France. Pour la troisième fois, des hydrocarbures aromatiques d'huiles minérales, communément appelés MOAH, ont été détectés, alimentant des craintes quant à leur impact sur la santé.
Les MOAH peuvent sembler étrangers à la plupart d'entre nous, mais leur présence dans des produits du quotidien souligne un problème invisible. Selon l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), ces contaminants sont potentiellement cancérigènes et mutagènes, menaçant notre patrimoine génétique.
Produits concernés en France
Foodwatch a demandé l'intervention de Stella Kyriakides, la Commissaire européenne à la Santé, ainsi que celle des responsables nationaux de l'UE. L'objectif : garantir la sécurité des consommateurs face à ces contaminants, invisibles à l'œil nu mais bien présents dans notre alimentation.
En 2024, la Commission européenne a pris des mesures en confirmant l'interdiction de la commercialisation de produits contenant des MOAH au-delà de seuils stricts. Cela représente une avancée significative après près de sept années de plaidoyer de la part de Foodwatch.
Quels produits doivent être évités ?
Foodwatch a identifié 19 produits, dont cinq en France, contenant des MOAH, y compris :
- Nutella (pâte à tartiner)
- Fruit d'Or (margarine)
- Knorr (bouillons de légumes)
- Lindor (chocolats de Lindt)
Les groupes tels que Foodwatch veulent imposer une réglementation stricte en matière de tolérance zéro pour toutes les catégories d'aliments au sein de l’Union européenne.
Vers une interdiction officielle
Depuis 2015, l'association tire la sonnette d'alarme sur cette problématique. Une étude de 2019 a révélé que la moitié des échantillons de lait infantile testés contenait des MOAH. En réponse, la Commission européenne a décidé d'établir un seuil maximum de 1 mg/kg pour ces hydrocarbures.
Cependant, Foodwatch continue de faire pression pour un retrait immédiat des produits contaminés des rayons. La Commission européenne a maintenant pris l'engagement de mettre en œuvre cette interdiction d'ici fin 2024, une étape cruciale pour garantir la sécurité alimentaire des citoyens européens.







