Alors que les prix du carburant ne cessent d'augmenter et que le coût des matériaux grimpe, les artisans du bâtiment en Bourgogne-Franche-Comté se trouvent dans une situation délicate. La Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) évoque une réalité devenue "tendue" dans la région.
Une hausse des coûts à tous les niveaux
Au-delà des carburants, l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement est touchée. Les matériaux, souvent acheminés par la route ou dérivés du pétrole, subissent également des hausses significatives. Francis Voelin, président de la CAPEB en Bourgogne-Franche-Comté, souligne que "les prix des matériaux devraient augmenter de 15 à 20 %". Les marges de profit se réduisent à mesure que le travail disponible diminue. "Il n'y a pas assez de chantiers et même sur ceux qui existent, nous ne tirons plus de bénéfice", confie Voelin.
Des entreprises fragilisées et des dirigeants sous pression
Avec environ 50 000 entreprises dans le secteur, les artisans tentent de maintenir leurs équipes malgré un contexte économique difficile. "Nous essayons de garder nos employés, mais la trésorerie est en berne et les charges salariales sont élevées", rapporte Voelin. L'équilibre devient précaire : "Si nous perdons nos employés, nous ne serons plus en mesure de répondre à certains appels d'offres. Cette pression crée une charge mentale insupportable pour les chefs d'entreprises".
Une demande d’aide au gouvernement
Dans ce contexte, la CAPEB appelle les autorités à des actions concrètes. Au niveau national, Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB, a suggéré la réduction de la TVA sur les travaux, la faisant passer de 10 % à 5,5 %. Repon a déclaré sur Franceinfo : "Cela pourrait générer 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires supplémentaires et sauver environ 10 000 emplois. Sans cela, nous risquons une crise économique profonde".







