Dans les villes de Pau et Tarbes, toutes les stations-service TotalEnergies sont actuellement à sec. Cette faillite des approvisionnements est le résultat d'une demande exponentielle provoquée par le plafonnement des prix à la pompe, qui attire une masse d'automobilistes.
Les files d'attente, qui ont marqué les jours précédents, ont laissé place à un constat amer : aucun carburant n'est disponible. Les sept stations TotalEnergies de Pau, tout comme les cinq de Tarbes, n'ont plus ni essence ni diesel à offrir à leurs clients. Une employée d'une station à Pau a déclaré : "Nous n'avons plus rien depuis samedi. On espère une livraison mardi, mais rien n'est garanti". D'autres employés manifestent frustration face à de nombreuses demandes d'automobilistes, cherchant à savoir où trouver du carburant.
Une demande exacerbée par le contexte
La situation actuelle est aggravée par un week-end prolongé, combiné à un dimanche où les livraisons sont suspendues. Ce conglomérat de facteurs, allié à la peur d'une pénurie imminente, a contribué à épuiser rapidement les réserves. De nombreux automobilistes, inquiets pour leurs déplacements prévus pour les vacances de Pâques, courent vers les stations dans l'espoir d'un plein en vain.
Le groupe pétrolier, qui a récemment prolongé son dispositif de plafonnement des prix à 1,99 €/litre pour l'essence et 2,09 €/litre pour le diesel jusqu'au 7 avril, espérait ainsi apaiser les tensions sur les marchés. Toutefois, les chiffres indiquent que cette réglementation attire non seulement les acheteurs réguliers, mais aussi ceux qui craignent que les prix n'augmentent encore plus après cette date.
Alors que la ville de Pau se prépare à faire face à une crise de transport, les avis des experts, comme ceux de l’économie locale, soulignent que le besoin de réagir rapidement est crucial. Des analystes du secteur émettent des doutes quant à la capacité des stations à reconstituer leurs stocks dans un futur proche.
Dans ce contexte de forte incertitude, les automobilistes de Pau et Tarbes doivent naviguer dans un paysage de stations-service à sec, espérant un retour à la normale avant le changement des tarifs prévu pour mardi prochain.







