La situation économique devient complexe pour les compagnies aériennes. Avec l'envolée des coûts du kérosène, passé de 750 à 1 900 dollars la tonne récemment, les transporteurs sont contraints d'agir. Ils appliquent principalement deux stratégies : l'augmentation des tarifs des billets et les annulations de vols. Ces hausses, souvent perçues comme des "surcharges carburant", deviennent la norme.
"Les hausses des prix des billets se généralisent et elles sont inévitables. Si la situation persiste, on peut s'attendre à davantage d'augmentations tarifaires dans les mois à venir," souligne Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et président de la Fédération nationale de l'aérien (Fnam)
Une question cruciale émerge : que doivent faire les consommateurs ayant déjà acheté un billet d'avion ? Une compagnie aérienne peut-elle légitimement exiger une majoration après l'achat ?
En cas d'annulation, la compagnie doit prévenir au moins 14 jours avant le départ
La réponse est claire : non. Anaïs Escudié, fondatrice de Retardvol.fr, dément la possibilité d'une modification de prix une fois le contrat établi. "Les conditions sont fixées lors de l'achat, la compagnie aérienne ne peut pas changer le prix postérieurement," explique-t-elle à BFM Business.
"Si la compagnie tente de le faire, le passager est en droit de le refuser, cela n'est pas permis."
Dans le cas où un vol est annulé, la compagnie doit informer les passagers au moins 14 jours avant le départ pour avoir le droit de modifier les billets. En cas de préavis suffisant, les passagers sont en droit de choisir entre un remboursement ou un réacheminement, avec prise en charge des frais associés. Cependant, l'indemnisation ne sera pas due si les augmentations de prix du carburant sont invoquées, car ce sont des circonstances externes, précise Anaïs Escudié.







