Les gilets jaunes peinent à mobiliser à Besançon : où sont les soutiens ?

Une petite poignée de gilets jaunes s'accroche, mais le soutien fait défaut.
Les gilets jaunes peinent à mobiliser à Besançon : où sont les soutiens ?

Chaque samedi matin, une douzaine d'inconditionnels des gilets jaunes se rassemblent au rond-point du bowling de Chalezeule à Besançon. Face à la hausse des prix des carburants et à la gestion gouvernementale, la mobilisation peine à rassembler les foules. Frédéric, l'un des manifestants, constate : "Les gens sont résignés".

Le mouvement, qui avait explosé en 2018 à cause de la taxe carbone ayant poussé le prix du gasoil à 1,50 euro, semble avoir perdu de sa ferveur. Aujourd'hui, alors que les prix frôlent les 2,50 euros, la mobilisation est quasi absente. Les gilets jaunes, fidèles à leur poste, n'ont pas dépassé cette quinzaine de manifestants au cours des dernières semaines. Alex, une autre participante, déplore que "les gilets jaunes aient été stigmatisés, et désormais, peu de gens s'identifient à ce combat".

Frédéric Vuillaume, figure emblématique du mouvement, a tenté d'organiser une manifestation au cœur de Besançon. Malheureusement, il a dû faire face à des restrictions : "Les autorités ne nous ont pas laissé nous rassembler. Nous protestons contre la dégradation sociale, l'augmentation des carburants, c'est intenable", déclare-t-il, visiblement frustré.

Une lassitude palpable

Malgré des distributions de tracts et des appels sur les réseaux sociaux, l'élan semble avoir disparu. "On sent une énorme grogne, on essaie de mobiliser, mais les gens ne viennent pas", regrette encore Frédéric Vuillaume. Il rappelle que l'enthousiasme était bien différent en 2018, où le mouvement était spontané et porteur d'espoir. À l'époque, la répression avait rendu les gens craintifs, ce qui complique aujourd'hui toute tentative de rassemblement.

Seront-ils plus nombreux ce samedi à 10 heures, comme chaque semaine, au rond-point du bowling de Besançon ? Pour l'heure, la communauté reste soudée mais la dynamique a visiblement changé. "Il nous faut redynamiser notre message et faire entendre notre colère", conclut Frédéric.

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