Le tribunal de commerce de Dijon a annoncé, le 10 avril dernier, une décision tragique pour la Cité de la gastronomie : les établissements du groupe Epicure, notamment la Table des Climats, la Cave de la Cité et le Comptoir de la Cité, sont désormais en liquidation judiciaire. Malgré les efforts déployés pour restructurer l’entreprise, les plans de continuation ont été rejetés.
Pour beaucoup, c’était une issue redoutée. Depuis avril 2025, ces trois établissements connaissaient des difficultés financières, entraînées en partie par des loyers exorbitants fixés par leur bailleur, le fonds d'investissement Noma Group. Comme l’a affirmé Julien Bernard, président du groupe Epicure, un expert mandaté par le tribunal avait révélé que ces loyers étaient bien au-dessus de la moyenne du marché, représentant presque le double de ce qui était raisonnable.
Dans un communiqué, le groupe a exprimé sa tristesse et sa surprise face à cette décision : “Nous avons mobilisé nos équipes et partenaires pour redresser la situation, il est difficile d’accepter ce revers.” Une tentative de négociation visant à réduire les loyers de 30% n’a, semble-t-il, pas suffi aux yeux du tribunal pour inverser la tendance.
Une lutte inégale pour la survie
Malgré l'espoir d'une reprise, le groupe se trouve désormais sans solutions. Julien Bernard a partagé sa déception auprès d'ICI Bourgogne, déclarant que “notre plan de continuation avait la faveur de nos salariés et des créanciers.” Toutefois, les établissements sont confrontés à un manque cruel d’attractivité dans la Cité de la gastronomie, ce qui complique leurs perspectives de succès.
Suite à la décision du tribunal, les trois restaurants ont immédiatement fermé leurs portes. Vingt-cinq employés se retrouvent dans l’incertitude. Le groupe Epicure a promis de se battre pour préserver l’héritage qu'ils ont bâti, mais il semble que l'avenir soit davantage préoccupant qu'espoir.
Alors que la maire de Dijon, Nathalie Koenders, est appelée à se pencher sur cette situation critique, la Cité de la gastronomie doit faire face à une reforme de son offre commerciale, visant à rétablir une dynamique perdue.
Il est clair que cette liquidation ne touche pas seulement un groupe, mais soulève des questions sur l’avenir de la gastronomie à Dijon. Le secteur, qui devait briller à l’échelle nationale, semble aujourd'hui piétiner dans l’ombre de l'incertitude.







