Dans les jours qui ont suivi la capture de l'ex-président Nicolas Maduro en janvier, Donald Trump avait exprimé un optimisme sans précédent sur le potentiel de l'industrie pétrolière vénézuélienne. Selon ses dires, il serait possible de redémarrer ce secteur vital en moins de 18 mois, s'appuyant sur des investissements massifs de sociétés américaines pour revitaliser ce que lui-même appelait "les plus grandes réserves de pétrole au monde".
Cependant, près de quatre mois plus tard, la réalité est bien différente. La Chambre pétrolière vénézuélienne (CPV) a récemment signalé que moins de 30 % des 31 000 puits de pétrole du pays sont actuellement en opération. À l'heure actuelle, la production est d'environ 1 million de barils par jour, un chiffre bien loin des 3 millions qui caractérisaient le pays il y a deux décennies, lorsqu'il était surnommé "Venezuela Saoudite".
"Un très grand nombre de puits nécessitent des réparations", a déclaré Enrique Novoa, président de la CPV, lors d'un forum sur l'énergie à Caracas.
Enrique Novoa a poursuivi en affirmant que le secteur privé est engagé à élever cette production à son plus haut niveau. Des entreprises telles que Chevron et Repsol ont fait des progrès dans ce sens, bien que des défis majeurs demeurent, notamment l'approvisionnement en électricité et la nécessité d'importants investissements dans les infrastructures d'extraction.
Lever les sanctions
Lors du même forum, Novoa a de nouveau insisté sur la nécessité d'annuler toutes les sanctions imposées au Venezuela, que le gouvernement accuse d'entraver la productivité du secteur pétrolier. "Les Vénézuéliens méritent une levée complète du cadre de sanctions", a-t-il déclaré, soulignant les conséquences graves de ces mesures sur le peuple vénézuélien.
La réalité est que, si les sanctions ont effectivement un impact, la mauvaise gestion et la corruption ont également grandement contribué à la dégradation de l'industrie pétrolière. John Barrett, chargé d'affaires des États-Unis, a également évoqué l'importance du secteur privé dans la transformation du Venezuela en un hub énergétique mondial.
Malgré ces difficultés, Trump a commencé à assouplir certaines sanctions depuis la capture de Maduro, en saluant la présidence par intérim de Delcy Rodriguez, qui a introduit de nouvelles réglementations pour le secteur énergétique et minier. Toutefois, les experts s'accordent à dire que ces changements ne suffisent pas à relancer significativement la production.







