Le porte-conteneurs "San Antonio", battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM, a été la cible d'une attaque dans le détroit d'Ormuz, confirmée par la société mercredi matin.
L'incident, survenu mardi soir, a causé des blessures parmi les membres d'équipage, qui ont été rapidement évacués et soignés. L'armateur a déclaré que des dommages étaient à déplorer sur le navire, sans fournir davantage de détails sur la nature exacte de l'attaque.
L'agence britannique de sécurité maritime, UKTMO, a rapporté qu'un cargo avait été frappé par un "projectile d'origine inconnue", signalant également une escalade des tensions dans la région. CMA CGM assure suivre la situation de près et reste mobilisé pour le bien-être de son équipage, en coopération avec les autorités compétentes.
Cette attaque intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par le "projet Liberté", lancé par l'ancien président américain Donald Trump pour escorter les navires traversant le Golfe. Ce projet, destiné à sécuriser le passage maritime, a été suspendu moins de 24 heures après son annonce, Trump indiquant qu'il cherchait à parvenir à un accord avec l'Iran pour apaiser les tensions au Moyen-Orient.
Le président américain a déclaré sur son réseau social que "de grands progrès" avaient été réalisés dans les négociations, et que le projet serait mis en pause temporairement pour finaliser un éventuel accord. Cette situation laisse entrevoir des conséquences plus larges sur la sécurité maritime dans cette région stratégique du monde.







