Le 5 mai, un incident préoccupant a eu lieu près du détroit d’Ormuz lorsque le porte-conteneurs San Antonio, un vaisseau sous pavillon maltais, a été frappé, entraînant des blessures chez plusieurs membres de son équipage. Propriété de l’armateur français CMA CGM, le navire était en route lorsque l’attaque présumée par des forces iraniennes a eu lieu. Le quotidien France 3 rapporte que le porte-conteneurs, typiquement équipement de transport pour près de 3 000 conteneurs, tentait de passer le détroit en suivant les côtes de Dubaï.
Pour ajouter à la déjà difficile situation, le communiqué de CMA CGM a précisé : "Des membres d'équipage ont été blessés et le navire a subi des dommages. Les blessés ont été évacués et reçoivent des soins médicaux appropriés." Cette attaque s'inscrit dans un contexte de tensions exacerbées dans la région, où le contrôle des voies maritimes est devenu un enjeu crucial.
une opération américaine jugée risquée
Parallèlement à cette attaque, les États-Unis avaient récemment lancé l’opération Projet Liberté, déployant des navires de guerre pour protéger le passage maritime dans la zone. Emmanuel Chalard, secrétaire général de la Fédération CGT des officiers de la marine marchande, a qualifié cette initiative d’inefficace et dangereuse. Il déclare : "Cela aggrave la situation, engageant des tentatives de passage déjà risquées, ce qui pourrait inciter davantage d'escalades et de conflits."
Notons que depuis le début de ce conflit, de nombreux navires ont été attaqués, certains subissant des dommages significatifs. Le 6 mai, des images diffusées par les gardiens de la révolution iranienne ont montré l'ampleur de ces attaques. Bien que le San Antonio soit un navire de CMA CGM, l'Élysée a réitéré que la France ne semblait pas directement visée par ces agissements.







