Le Royaume-Uni enregistre en avril une inflation en baisse, à 2,8 % sur un an, grâce à la mise en œuvre de plusieurs dispositifs pour alléger les factures d'énergie. Bien que ces mesures aient été envisagées avant les récents conflits au Moyen-Orient, l'amélioration actuelle semble limitée et pourrait être de courte durée.
Lors du dernier budget, le gouvernement avait annoncé un "dispositif de soutien" aux ménages, en vigueur depuis avril. Ce soutien coïncide avec l'établissement d'un nouveau plafond des factures énergétiques par Ofgem, le régulateur britannique, explique l'économiste en chef Grant Fitzner de l'Office national des statistiques (ONS).
Ce plafond, établi en février, est le résultat de la baisse des prix mondiaux de l'énergie avant le conflit, permettant ainsi de tempérer les coûts, malgré une hausse des prix des carburants en avril, ajoute Fitzner.
"Le calme avant la tempête"
Alors que la réduction de l'inflation, qui avait atteint 3,3 % en mars, n'étonne pas les économistes, son ampleur a surpris, le consensus étant d'attendre un chiffre autour de 3 %. La ministre des Finances, Rachel Reeves, a souligné que les mesures budgétaires avaient contribué à freiner l'inflation en période d'instabilité mondiale.
"Les décisions que j'ai prises dans le budget l'an dernier ont permis de contenir l'inflation, alors que nous faisons face à de l'instabilité mondiale", a déclaré Rachel Reeves.
Elle doit présenter prochainement des mesures de renforcement du pouvoir d'achat, notamment l'hypothèse d'un gel temporaire de la taxe sur le carburant.
La baisse observée en avril est perçue par certains experts comme un "calme avant la tempête", d'après Ruth Gregory, économiste chez Capital Economics. Elle souligne que les futurs plafonds des factures d'énergie, à dévoiler la semaine prochaine, devront prendre en compte l'augmentation des prix des hydrocarbures en raison du conflit en cours au Moyen-Orient.
Parallèlement, l'inflation a connu une hausse significative en Europe, atteignant 3 % dans la zone euro en avril, contre 2,6 % en mars, avec des augmentations notables des prix de l'énergie et des transports en France, qui a enregistré une inflation de 2,2 % selon l'Insee.







