Le ministère des Transports a révélé qu'un ambitieux projet de contrat de performance pour la période 2024-2033 sera mis en consultation dès ce lundi. Ce projet, élaboré après des années de travail, envisage une "augmentation massive" des investissements dans les infrastructures ferroviaires vieillissantes de la France.
Ce texte, qui définit les priorités nationales, sera soumis aux entreprises de transport ferroviaire et aux autorités organisatrices, avant d'être proposé au parlement pour une signature attendue à l'automne, selon des sources du ministère.
Des milliards pour réparer et moderniser
Selon les détails de la conférence de consensus sur les transports nommée Ambition France, qui s'est tenue en 2025, ce projet prévoit une augmentation de 50 % des investissements annuels visant la régénération et la modernisation du réseau ferroviaire.
À partir de 2028, l'Etat prévoit d'ajouter 1,5 milliard d'euros par an aux 3 milliards qui sont actuellement consacrés à la rénovation des voies, des caténaires et à la mise à niveau des systèmes de signalisation, pour stopper le vieillissement des infrastructures, mentionne 20 Minutes.
Une augmentation du trafic dans les prochaines années
L'objectif de ces investissements est clair : adapter les infrastructures aux défis du changement climatique, tels que les glissements de terrain et les adaptations nécessaires durant les périodes de canicule. La modernisation des systèmes de signalisation vise également à accroître le nombre de trains circulant sur le réseau, en réponse à la demande croissante des usagers.
Les prévisions indiquent une hausse du trafic ferroviaire de 25 % entre 2024 et 2033, engendrant ainsi l'ajout de près de 800.000 TGV, TER et trains de fret supplémentaires. Depuis 2019, la croissance du trafic grande vitesse a atteint 20 %, tandis que les TER ont vu une augmentation de 40 %.
Le ministère souligne que cet effort d'investissement est sans précédent et que les fonds seront indexés sur l'inflation, garantissant l’efficacité et la pérennité du programme. Le contrat stipule la rénovation de 1.000 kilomètres de voies chaque année, une nette augmentation par rapport aux 750 kilomètres actuels, tout en rehaussant de 25 % la régénération des caténaires à 330 kilomètres par an.







