Le Crédit Agricole de Franche-Comté a annoncé la fermeture de dix agences d'ici le 1er septembre 2026, une décision qui suscite une vive réaction des mairies locales. La banque justifie cette réorganisation par une baisse significative de la fréquentation : en moyenne, chaque agence ne reçoit que douze clients par semaine pour des rendez-vous, un chiffre qui ne cesse de diminuer avec l’essor des services en ligne.
Saïd Aissaoui, directeur commercial de la banque, évoque une nécessité d'adaptation : "On doit adapter notre façon de fonctionner, notre organisation". Malgré ces explications, cette décision est perçue par de nombreuses municipalités comme une perte de lien et de proximité particulièrement importante pour les zones rurales.
A Pays de Clerval, la crainte de perdre la proximité
Le maire de Pays de Clerval, Clovis Roussel, a exprimé son mécontentement suite à cette annonce : "Le Crédit Agricole abandonne la ruralité là où il a écrit ses lettres de noblesse !" . En effet, il y a des craintes que les plus vulnérables, notamment les personnes âgées ou à faibles revenus, se retrouvent encore plus isolés. Roussel a posté un appel à la mobilisation sur les réseaux sociaux et a commencé à rassembler les signatures pour une pétition, recueillant plus de 500 soutiens en quelques jours.
De son côté, la direction de la banque rassure en affirmant avoir consulté divers acteurs locaux, comme des agriculteurs et commerçants, pour envisager des solutions alternatives, y compris le maintien des distributeurs de billets. Aissaoui souligne également que le Crédit Agricole investira plus de 13 millions d'euros en 2026 pour moderniser ses agences, avec un engagement à soutenir les entreprises locales.
La liste des dix agences concernées
Les agences qui fermeront incluent :
- Pays de Clerval (25)
- Pays de Montbenoît (25)
- Besançon - Montrapon (25)
- Charquemont (25)
- Mandeure (25)
- Hérimoncourt (25)
- Vauvillers (70)
- Fougerolles (70)
- Saint Junien-sur-Surans (39)
- Beaucourt (90)
Cette restructuration représente un enjeu crucial pour les habitants et les élus qui craignent de perdre l'accès à des services bancaires de proximité.







